Archives pour la catégorie EPR Penly III

Documents relatifs à la cuve de l’EPR de Flamanville

Le 02 décembre 2015, le Collectif STOP-EPR ni à Penly ni ailleurs a participé à la réunion du groupe d’expertise pluraliste constituée par l’Association nationale des comité et commission locale d’information (ANCCLI) sur l’instruction technique du dossier de qualification de la cuve du réacteur EPR de Flamanville.

Veuillez trouver ci-dessous, les documents de travail communiqués par l’Autorité de sûreté nucléaire et l’Institut de radioprotection et de sûreté nucléaire à cette occasion :

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STOP-EPR interpelle les candidats à la présidence de la région Normandie

Monsieur le Candidat à la présidence du Conseil régional de Normandie,

Au vu des récentes expertises menées par l’Institut de Radioprotection et de sureté nucléaire sollicité par l’Autorité de sureté nucléaire et l’Association nationale des comités et commission locales d’information auprès des installations nucléaires de base, le réacteur EPR en construction sur le site du CNPE de Flamanville est l’objet de très vives interrogations. Des investigations sont en cours pour établir si l’exploitation de cette installation est envisageable et sous quelles conditions.

La robustesse de la cuve, l’opérabilité des matériels nécessaires à la maitrise des situation d’urgence et la résistance de l’enceinte de confinement ne semblent pas attestées à ce jour. Tout porte à croire que le réacteur de type EPR ne correspond pas aux référentiels de sureté en vigueur établis par l’Agence internationale de l’énergie atomique[i].

Non seulement ce chantier qui n’en finit pas a déjà englouti des sommes considérables aux dépends du développement économique du territoire, mais aujourd’hui après de trop nombreux incidents et accidents il ne présente pas les garanties de sureté annoncées.

Loin d’apporter des réponses au risque nucléaire, l’EPR est une machine défaillante. Au regard des informations publiées par les autorités compétentes, ce réacteur se distingue par une bien moindre robustesse que les si fragiles installations aujourd’hui en exploitation.

Non seulement la probabilité d’un accident s’en trouve accrue mais les conséquences seraient sans commune mesure avec celles dramatiques déjà observées à Tchernobyl ou à Fukushima[ii]. La catastrophe serait pire encore si EDF décidait de charger du combustible de type « Mox[iii] » comme annoncé lors de l’autorisation de création…

Vous vous représentez, je l’espère, Monsieur le Candidat à la présidence du Conseil régional de Normandie, les conséquences sur la Normandie d’un tel accident. Des milliers de km² seraient durablement inhabitables et impropres à toute activité humaine quelles que soient les ambitions du Plan national de réponse Accident nucléaire ou radiologique majeur[iv]. Des centaines de milliers de personnes seraient jetées sur les routes et la vitalité économique du territoire serait brisée comme on peut le voir à Fukushima[v]. Sans parler bien évidemment des coûts qui seraient assumés par le Conseil régional…

C’est une terrible épée de Damoclès qui plane au-dessus de nos têtes. On peut donc se demander s’il est nécessaire de rajouter aux menaces déjà colossales des 8 réacteurs en exploitation dans la région et de l’Usine AREVA de La Hague un risque supplémentaire ?

Ne pensez-vous pas dès lors, Monsieur le Candidat à la présidence du Conseil régional de Normandie, qu’il est temps de mettre un terme au projet EPR sur le site de Flamanville ?

Si vous ne disposez pas du pouvoir d’ordonner la mise à l’arrêt définitif d’une installation nucléaire de base, la loi NOTRE[vi] et la loi TEPCV[vii] vous apporte des outils pour réorienter le modèle énergétique régional vers une transition effective fondée sur les économies d’énergie et les énergies renouvelables. Non seulement cela est possible mais c’est nécessaire ne serait-ce que pour l’emploi et l’activité économique[viii].

Loin de pénaliser la Normandie, terre d’énergies sales, un arrêt de l’EPR marquerait une authentique rupture avec un modèle de développement qui n’a jamais apporté ni la prospérité ni les emplois promis.

Aurez-vous donc l’audace de rompre avec le silence de vos prédécesseurs et de demander à l’Etat d’en finir une fois pour toute avec le mythe EPR à Flamanville, Penly et ailleurs ?

Vous trouverez ci-dessous quelques précisions sur les débats en cours sur la robustesse du réacteur EPR de Flamanville

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Des rumeurs sur la relance du projet Penly III à la mesure de la crise de l’industrie nucléaire

L’industrie nucléaire ne finit pas de s’effondrer. AREVA coule et la situation économique d’EDF n’est guère meilleure. Quelles que soient les paroles du gouvernement la crise ne fait que s’approfondir. Les syndicats l’ont bien compris et le mouvement de grève du 2 juin est un chant du cygne.

La faillite de l’ambition nucléaire de la France est un fait . Les mesures d’urgence envisagées par le gouvernement Valls n’y changeront rien . Il n’y a guère que le Parti communiste qui croit que la mise en œuvre du Rapport Roussely pourra garantir la pérennité d’une industrie exsangue.

Pourtant le lobby nucléaire ne renonce pas. Il est prêt à tout pour laisser croire que le règne de l’atome n’est pas terminé. Ainsi un cadre de la CFDT a déclaré hier que « François Hollande pourrait annoncer, en juillet, la confirmation de la réalisation d’un EPR pour la centrale de Penly. »

La déclaration est audacieuse mais totalement déconnectée de la réalité. Si en effet deux emplacements existent sur le site de Penly, tout laisse croire qu’il n’est pas question pour EDF de relancer un projet ici avant le début de la prochaine décennie.

Ni la santé financière d’EDF ni la maitrise de la technologie ne permettent de garantir la réalisation d’un EPR. L’exploitant nucléaire est trop occupé à essayer de mener à leur terme des « Grands Carénages » qui ne peuvent garantir la poursuite d’exploitation rêvée par les partisans de l’atome.

Il serait temps que chacun reconnaisse que le nucléaire n’est pas un vecteur de développement durable mais une charge considérable qui bloque la possibilité même d’une authentique transition énergétique .

Un EPR n’est pas un projet viable, ni à Penly ni ailleurs. Un ATMEA ne le serait pas non plus. Faudrait-il encore que l’Etat ait le courage de le reconnaitre en cette année de Conférence internationale sur le climat…

L’EPR démarrera-t-il un jour ?

La nouvelle s’est rependue partout[i]. La cuve de l’EPR de Flamanville posséderait des défauts majeurs. Couvercle et fonds de cuve présenteraient « une concentration importante en carbone et conduisant à des valeurs de résilience mécanique plus faibles qu’attendues[ii]« .

Le mythe du nucléaire sûr vole une fois de plus en éclat.

Cet événement révèle l’incapacité du maitre d’ouvrage à réaliser le « réacteur le plus sûr au monde ». Ce n’est que la suite logique d’éléments déjà connus.

En septembre 2010 le Réseau Sortir du nucléaire révélait des documents internes à EDF qui démontrent que la conception et la fabrication d’éléments du couvercle de la cuve de l’EPR de Flamanville en Normandie sont de nature à provoquer un accident de type Tchernobyl[iii]. Le problème était suffisamment sérieux qu’il a amené l’Autorité de sureté à intervenir[iv]. En 2011, le gendarme du nucléaire publiait un document très sévère contre le maitre d’ouvrage mettant en cause la qualité des équipements livrés par les sous-traitants[v]. En 2013, de nouvelles révélations donnaient à voir l’usage d’aciers « low-cost » sur le chantier[vi].

Enfin l’an dernier, le Collectif STOP-EPR ni à Penly ni ailleurs révélait que la cuve et son couvercle ne sont pas forgés en France mais au Japon[vii]. Etrange procédé pour un projet qui s’est toujours présenté comme 100% français…

Somme toute le constat est accablant pour EDF et AREVA. Ces deux entreprises ont réussi à concevoir une technologie que les meilleures industries ne sont pas capables de fabriquer. Les exigences techniques sont telles qu’elles sont irréalisables voire irréalistes.

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Si seulement EDF disait la vérité…Le récepteur de corium de l’EPR est en vulgaire fonte !

Chacun est bien évidemment persuadé que l’EPR est un réacteur plus sûr, plus fiable, plus beau et surtout moins cher que ses prédécesseurs. En tout cas c’est ce qu’essaie de nous expliquer EDF depuis vingt ans. L’EPR est cette technologie qui pourra enfin garantir à tous un nucléaire sûr. On comprend mieux pourquoi le patron du CEA adore cette machine et considère qu’il faudrait en construire 35 d’ici 20501

Depuis le débat public sur le projet Flamanville III, l’un des principaux arguments utilisé pour convaincre de la robustesse des EPR est qu’il sont équipé d’un « core-catcher » ou récupérateur de Corium. Il s’agit d’un dispositif destiné à recueillir le coeur en fusion qui aurait percé la cuve lors d’un accident grave. Lire la suite