Jancovici, Strange Case of Dr Climat and Mr Atom

On le voit partout même dans les réseaux écologistes où d’aucuns succombent à la logorrhée[1] de l’autoproclamé défenseur du climat[2]. Il faut dire que pour lui l’enjeu est de taille. Non seulement ce monsieur cherche à nous convaincre du caractère indispensable de la production électronucléaire mais surtout il déploie un argumentaire insidieux qui n’est pas sans rappeler ce qu’un Charles Maurras pouvait développer au début du XXe siècle.

Aujourd’hui il parait indispensable au Collectif STOP-EPR ni à Penly ni ailleurs de démonter la prose jancovicienne à l’heure où la filière nucléaire cherche à obtenir un blanc-seing de l’Etat pour construire 6 EPR-NM[3] contre la plus élémentaire rationalité[4]. En réponse à une sollicitation de l’association Effet de Serre toi-même ![5] de Rouen, nous vous proposons un décryptage de quelques sorties d’un personnage toujours prompt à défendre l’indéfendable[6]. C’est aussi pour nous une manière de poursuivre la critique du discours pronucléaire initiée par Guillaume Blavette sur son Blog en 2015[7].

Beaucoup trop oublie en effet l’enjeu atomique. Il s’agit donc de rappeler quelques constats et autres principes pour convaincre qu’il ne pourra y avoir d’authentique transition énergétique sans sortie du nucléaire comme le rappellent justement nos amis de Greenpeace[8]. D’autant plus que ce n’est plus à démontrer aujourd’hui : le nucléaire ne sauvera pas le climat[9] ni encore la société productiviste à en croire une grande diversité de publications[10] dont la synthèse a été publiée par le Réseau Sortir du nucléaire[11]. Pour nous l’objectif est clair : nous ne voulons ni de nucléaire ni d’effet de serre[12]… Le reste est trompeur pour ne pas dire mensonger.

En effet il y a un écart insondable entre les justifications idéalistes de la filière électronucléaire développées par le PCF, la SFEN ou Sauvons le Climat très largement inspiré par « Janco » et le réel du nucléaire tel que nous pouvons l’observer à partir de la CLIn Paluel-Penly[13] et de l’ANCCLI[14].

Partons tout d’abord de la prose Jancovicienne en écoutant plus particulièrement ce que « Mister atom » a déclaré au site thinkerview[15] et essayons de regarder les choses en nous intéressant à quelques arguments développés dans cette courte vidéo :

Thèse n°1 : « comparé aux alternatives et notamment aux centrales à charbon, le nucléaire est un plaisantin… »

Voilà un bien vieil argument qui remonte à la genèse de la filière électronucléaire comme nous le rappelle Gabriel Hecht[16]. Il s’agissait alors de casser un bastion politique de la gauche tout autant que de s’avancer sur la voie d’un progrès infini persuadé que la croissance économique serait proportionnelle à l’augmentation de l’intensité énergétique. Aujourd’hui chacun sait que cela est faux[17] mais cela n’empêche pas quelques intérêts mal intentionnés dont Janco est le porte-parole de continuer à véhiculer cette idée…

Faut-il encore pour se faire disqualifier les autres modes de production _ pour ne pas parler de rapport de production _ d’énergie. Et l’on tient là un des principaux arguments de Janco : à savoir expliquer que le nucléaire est la meilleure façon de produire de l’électricité non seulement contre le charbon mais surtout contre les énergies renouvelables parées de tous les maux. Sauf que le charbon d’aujourd’hui n’est pas celui d’hier[18]. Ce faisant en bon nucléophile, Janco opère une confusion habile entre énergie et électricité oubliant de mettre en cause les mobilités et le chauffage domestique comme principaux vecteurs de gaz à effet de serre[19].

Tel est le premier enfumage auquel se livrent Janco et ses amis. Au prétexte de préserver le monde du changement climatique, ils sont les agents d’une électrification à marche forcée du mix énergétique[20] qui implique un recours massif à la production électronucléaire[21]. Et pourquoi donc rappellent-ils à grand renfort d’effet de manche cela ? Et bien parce que si cette thèse faisait consensus dans les années 1970, elle est aujourd’hui remise en cause globalement par les écolos bien évidemment[22] mais aussi par la très sérieuse Ademe[23] sans oublier une grande diversité d’organisations[24] et d’experts non-institutionnels[25]. L’électricité n’est pas une énergie à proprement parler c’est au mieux un vecteur qui n’est pas sans poser de problèmes. Il est donc illusoire de considérer qu’un recours plus important à cette technologie permettra de résoudre tous nos problèmes et surtout de contrer une hausse tendancielle de la consommation et incidemment des émissions de gaz à effet de serre[26]. Le problème est ailleurs quoi qu’en dise Mister atom. Se pose un problème de pratique mais aussi d’imaginaire…

Mais revenons tout de même à la manière dont Janco avec des trémolo à la Zola nous présente le Charbon, son usage et ses impacts. En effet le charbon tue. Il tue comme toutes les activités extractives. Il tue quand il est mis en œuvre avec des moyens obsolètes sans normes environnementales exigeantes. Il tue beaucoup moins quand il est mis en œuvre avec les meilleures techniques disponibles. Même si on ne peut pas dire qu’il existe un charbon propre _ puisqu’il n’y a pas de production d’énergie propre _ il faudrait arrêter de plaquer un discours des années 1980 sur notre époque actuelle. Le charbon recule et c’est une bonne chose[27]. De plus en plus se passent du charbon en particulier dans les territoires les plus pauvres à partir du moment où l’aide au développement fonctionne et que les initiatives « citoyennes » ne sont pas réprimées… même en Chine[28] !

Thèse n°2 : « dès que je remplace du charbon par du nucléaire, j’ai fait une bonne affaire… même si on court un risque d’accident une fois sur 200 ! »

On ne peut que se féliciter que Janco reconnaisse enfin le risque d’accident nucléaire[29]. Mais il le fait du bout des doigts considérant que le nucléaire reste une « bonne affaire » omettant de développer l’argumentation économique et financière que l’on est en droit d’attendre. Pour ce faire il opère une diversion saluant une nature qui aurait repris ses droits autour de Tchernobyl. Non seulement cela est faux mais c’est terriblement maladroit. La faune et la flore ne se portent pas si bien que ça en Ukraine et en Biélorussie dans les secteurs les plus impactés par les retombées du 26 avril 1986. Il suffit de s’en remettre aux expertises de l’Institut de radioprotection et de sureté nucléaire (IRSN) pour constater que tout ne va pas là-bas pour le mieux dans le meilleur des mondes[30]. Cela explique pourquoi il demeure problèmes sanitaires notables 35 ans après la catastrophe[31]. Le Monde d’après n’est pas ce jardin d’Eden où les castors prospèrent[32]

En tout cas, Mister atom n’a pas grand-chose à dire sur la pseudo « bonne affaire » d’autant plus qu’il ne dit rien de la masse d’études et d’enquêtes qui depuis le fameux rapport Charpin-Dessus-Pellat en 2000 observent la hausse tendancielle des coûts de la production électronucléaire[33]. Toutes les analyses convergent pour décrire une filière hors de prix incapable de garantir le droit d’accéder à une énergie infinie et quasi gratuite. Après Fukushima, la critique économique du nucléaire a connu un nouvel élan à la faveur de la publication d’un rapport accablant de la Cour des Comptes[34] puis du Sénat[35] et surtout avec la commission d’enquêtes parlementaires présidées par François Brottes dont Denis Baupin fut le rapporteur[36]. Document accablant dont il a été longuement question sur le Blog de Guillaume Blavette[37]. Depuis la critique n’a fait que s’approfondir en particulier grâce aux investigations menées par Greenpeace France. Non seulement le cout de l’exploitation au-delà de 40 ans est hors de prix[38] mais la gestion des déchets accumulés se présente comme un héritage empoisonné[39] au point que la thèse de la faillite de la filière s’impose[40] au moment même où elle commence à subir les conséquences de l’impasse dans laquelle elle s’est enfermée[41]. Impasse dénoncée par Gérard Magnin[42] conscient de l’effondrement qui menace le groupe[43]

Plus personne aujourd’hui ne considère le nucléaire comme une « bonne affaire » au mieux il s’agit d’un héritage qu’il convient d’exploiter au mieux en attendant que d’autres solutions arrivent à maturité. C’est en tout cas la thèse qui l’emporte aujourd’hui dans la presse économique. Plus personne ne croit à l’avenir radieux vendu par Marcel Boiteux[44]. En France le nucléaire n’est plus une espérance mais un mal nécessaire dont il faut se débarrasser au plus tôt quoi qu’en dise la conclusion « forcée » du rapport accablant commandé par Bruno Le Maire sur l’EPR[45].

Mais venons-en à l’essentiel. Avec le nucléaire l’accident est une certitude statistique comme l’expliquaient en 2011 Laponche et Dessus[46]. Le constat est pire encore si on prend en compte les innombrables écarts, irrégularités et autres dysfonctionnement pointés du doigt par l’Autorité de sûreté jour après jour[47]. Le Parc nucléaire débloque complétement au point d’afficher un taux de disponibilités indigent de l’aveu même de la direction générale de l’énergie et du climat (DGEC). Son exploitation nous expose à des minis-catastrophes quotidiennes compte-tenu des rejets dans l’environnement… non négligeables de l’aveu même de l’exploitant[48]. Tout cela à un coût dont nous payons l’ardoise en termes sanitaires depuis cinquante ans. Un coût qui sera bien évidemment explosé si un accident majeur survient[49]. Cout au-delà de ce que l’on peut se représenter[50] si l’on prend en compte le témoignage de Gorbatchev qui considère que Tchernobyl a joué un rôle déterminant dans l’effondrement de l’URSS[51]… Etat que d’aucuns considéraient comme éternel[52] !

Thèse n°3 : « les travailleurs du nucléaire ne sont pas beaucoup plus irradiés que les hôtesses d’easyjet »

Là on touche le fond sans que l’on sache s’il s’agit d’un mépris de classe ou d’une méconnaissance de la situation sanitaire des salariés du nucléaire et plus particulièrement des sous-traitants. La filière nucléaire n’est pas cette industrie vertueuse que d’aucuns présentent. Tout d’abord, il convient de partir de l’essentiel. Les emplois directes ont fondu comme neige au soleil depuis la « privatisation » de l’ancienne régie publique. Pour le dire vite, le nombre d’emplois statutaires par réacteur a été réduit de moitié en vingt ans…. Comme quoi la sortie du nucléaire a déjà commencé d’un certain point de vue !

On ne peut comprendre le reste sans avoir cette dimension quantitative en tête. Si le nucléaire reste un employeur déterminant à l’échelle locale[53], il ne représente plus ce secteur massif qu’il put être. Avec quelques 220 000 emplois la filière en figure pas en tête des secteurs dynamiques de l’économie française. Cela d’autant plus que les inégalités prévalent ici comme le pointe Barbara Pompili dans le rapport parlementaire établi en 2018[54]. Il faut en effet distinguer la situation des « trimardeurs du nucléaire[55] » qui circulent de site en site au rythme des arrêts de tranche de celle des agents d’EDF. Nul ne l’explique mieux que nos amis de Ma-Zone-Contrôlée.com[56] qui observent les écarts entre les conditions de travail et le suivi sanitaire dont bénéficient les précaires et les droits acquis au sein d’EDF. Sans oublier bien évidemment le témoignage de notre pote « La Mouche » en 2010 à l’occasion du débat public sur le projet de réacteur EPR sur le site de la centrale de Penly[57]. Tout concorde pour établir que le nucléaire n’est pas le meilleur des mondes pour les travailleurs… sans parler des doutes palpables aujourd’hui sur le management et les moyens mis en œuvre pour faire fonctionner les réacteurs. Doutes dont la très prudente CGT-énergie se fait de plus en plus le relais[58]

Toujours est-il que travailler dans une INB est un métier pour le moins pénible et surtout à risque. Si effectivement les doses reçues par les salariés de la filière ont diminué depuis 30 ans[59], elles n’en restent pas moins mesurables et donc notables[60]. Les travailleurs du nucléaire, plus que tout autre, sont exposés à une grande variété de substance classées comme CMR[61] radiologiques et chimiques dont on ignore encore pour grande part les impacts sur la santé humaine[62]. Tel est bien la situation particulière de ces travailleurs. Faute de connaissances, l’attribution des pathologies est encore imparfaite pour ne pas dire insuffisante. Ainsi est-il difficile d’établir qu’un décès voire une maladie sont dus à l’activité professionnelle même si les choses ont tendance à évoluer favorablement[63]. Très concrètement on observe des pathologies, des mortalités anticipées voire des malformations acquises chez les enfants mais il est impossible au regard du consensus scientifique en vigueur de les attribuer… et quand quelqu’un si hasarde, il se met en danger[64]. En France on ne met pas en cause impunément une industrie si propre[65] !

On ne peut donc pas dire que les salariés du nucléaire sont en meilleure santé que la moyenne de la population française d’autant plus que les problèmes psycho-sociaux se multiplient dans les centrales au vu des enquêtes menées par le COFSOH mis en œuvre par l’ASN pour évaluer la situation humaine de la filière[66]. Une fois encore Mister atom se comporte comme un vulgaire agent recruteur pour l’hydre atomique faisant écho non pas aux derniers acquis de la recherche en santé au travail mais à la communication institutionnelle de Pôle emploi[67] !

Thèse n°4 : « la bonne question pour moi en ce qui concerne le nucléaire est pourquoi on en a si peur alors que quand on regarde les chiffres et les faits il y a des tas de trucs qui devraient nous faire beaucoup plus peur… »

Et voilà Janco qui compare les produits phytosanitaires et les déchets nucléaires. L’audace mérite d’être saluée même si cela revient à comparer le whisky et le jus d’orange ou je ne sais trop quelle association improbable de substances qui n’ont rien à voir entre elles. Comme toujours Mister atom joue habilement avec les chiffres et les principes pour construire un argumentaire de prime abord convaincant. Qui en effet ne peut être choqué par les 50 000 t de pesticides déversées dans la nature au regard des 20 t de « déchets nucléaires emmerdant » ? Reste à définir ce qu’est un déchet nucléaire emmerdant… non seulement le chiffrage est faux mais l’unité de mesure employée inexacte[68]. En termes de masse, la filière électronucléaire génère environ 2 kg de déchets par an et par habitant mais c’est en volume que sont établis les inventaires au vu des enjeux de stockage de ces substances que personne ne veut laisser trainer. Et ces volumes vont croissants à mesure que le parc vieillit et que les installations les plus anciennes sont déclassées à défaut d’être démantelées. On est bien en présence d’une fuite en avant que taie Janco[69]. Et pour cause. La gestion des déchets est le talon d’Achilles du nucléaire comme le donne à voir un récent rapport de la Cour des Comptes sur l’aval du cycle[70]… On se retrouve aujourd’hui avec une montagne de déchets dont on ne sait que faire et ça se complique tous les jours[71] !

Mais le plus intéressant n’est pas là. Cette vidéo a été publiée en plein débat public sur la gestion des déchets et matières radioactives[72]. Or nulle mention n’est faite des échanges qui ont eu lieu dans ce cadre ni du complexe jeu d’acteurs qui existe autour de la gestion des substances radioactives[73]. A son habitude Janco regarde les choses de Sirius sans s’intéresser au réel d’un sujet et surtout aux enjeux immédiats. Il reste dans le ciel éthéré des grands principes sans se soucier de regarder comment les choses se passent dans la vraie vie[74]. Du reste il ne consacre que peu de temps à cette question des déchets omettant en particulier de rappeler le problème de la dissémination des matières radioactives[75], de leur transport pour le moins préoccupant[76] et surtout de leur trituration qualifiée pompeusement de « retraitement[77] »…

Toujours est-il qu’une chose est certaine aujourd’hui quoi qu’en dise Mister atom… « à force de mauvais choix, la France est aujourd’hui dans l’impasse[78]. » La stratégie de gestion des substances radioactive n’est plus tenable et impose de limiter à la source la production de déchets au regard des difficultés de stockage et surtout des coûts que génère leur prise en charge. N’est-ce pas ce que le gouvernement lui-même admet aujourd’hui au vu de la réponse de la Ministre en charge de l’énergie au bilan du débat public évoqué précédemment[79] ? l’urgence est bien d’appuyer sur le frein alors qu’aucune solution pérenne n’existe à ce jour. C’est bien que le problème existe quoi qu’en pense Janco !

Thèse n°5 : « je mets dans la gestion des priorités le fait de se débarrasser du nucléaire voire de ne pas en faire plus tout en bas dans l’échelle des risques… »

Si on peut saluer l’évolution dans la forme de position de Janco qui a pu à d’autres occasions être plus élogieux vis-à-vis de la filière nucléaire[80], force est de constater qu’il revient immédiatement à sa passion pour l’atome. Au mieux cette industrie ne présenterait que quelques inconvénients alors que « Fukushima n’a pas fait un mort à cause des rayonnements ionisants ».

Une fois encore Mister atom relaie à sa manière les thèses de la filière nucléaire[81] sa gardant d’aller voir les évaluations établies par des organismes officiels[82] et des experts non-institutionnels[83]. Et l’on retrouve la même aperception des effets sanitaires de Tchernobyl dont les conséquences sont à ce jour très mal mesurées[84]. A croire que d’aucuns n’ont pas intérêt à ce que des études épidémiologiques précises soient mises en œuvre…

Plus fondamentalement la prose de Janco donne à voir le doute qui persiste au sein d’une certaine « élite intellectuelle » sur les effets des faibles doses[85]. Le cœur du problème se situe là en effet. Comme pour les travailleurs se pose la question de l’attribution de pathologies et de la mortalité aux rayonnements ionisants d’aucuns considérant qu’en dessous d’un certain seuil ils seraient sans conséquences. Or cette conviction ne résiste pas à l’épreuve des faits en particulier parce que la recherche a progressé en dépit des injonctions de l’UNSCEAR[86] et du CIPR[87]. Désormais le plus grand nombre reconnait qu’il existe une relation linéaire et sans seuil[88] quoi qu’en dise Mister atom. On se retrouve donc en face d’un scandale sanitaire qui n’est pas sans rappeler celui de l’amiante comme le rappelle très justement Annie Thébaud-Mony depuis des années[89].

On ne peut donc pas dire que les rayonnements ionisants sont sans conséquence sur la santé publique. Tout comme les retombées de la catastrophe de Lubrizol, ils ne représentent pas de « toxicité aigüe » c’est-à-dire qu’ils n’entrainent pas de mortalité immédiate pour le plus grand nombre. Leurs effets sont différés et surtout transmissibles aux enfants d’où le classement des substances radioactives comme CMR évoqué plus haut. Mais tout cela se perd dans les statistiques d’aucuns s’efforçant de mettre en causes l’attribution de la dégradation de l’Etat de santé à une source principale au regard d’un consensus ancien qui n’a d’autres buts que de garantir le recours à l’atome dans bien des domaines[90]….

En tout cas, une chose est certaine : le nucléaire n’est pas sans risques et cela depuis que l’humanité est entrée dans l’ère atomique[91]. Camus nous avait prévenu[92]. Mais manifestement janco n’a pas retenu l’avertissement omettant sans cesse de reconnaître la nature fondamentalement destructrice de l’énergie atomique… même s’il admet que les cancers de la Thyroïde commencent à augmenter quinze ans avant Tchernobyl. Serait-ce à cause des essais nucléaires atmosphériques dont on retrouve ici les traces dans les darses du port de Rouen[93] ? De plus en plus le pensent considérant que la dissémination de substances radioactives artificielles sur l’ensemble de la planète représente un risque sanitaire globale faisant écho au constat amère établi par Roger Belbeoch dans cet ouvrage qui devrait être le viatique de tout militant écologiste digne de ce nom, La société nucléaire[94]. L’abus de l’énergie atomique est bel et bien une menace sur le vivant dans la mesure où elle entraine des modifications génétiques qui peuvent s’avérer fatales et cela à une échelle inconnue.

Thèse n°6 : « Pourquoi dans notre pays il y a un tel schisme entre les milieux qui s’en occupe et ce qu’en comprend le grand public… »

Serait-ce donc que Mister atom nous prend pour des cons ? La question mérite d’être posée au vu de la morgue du personnage et de sa capacité à tordre les faits dans le sens qui lui convient. Janco est un faiseur qui travestit le paradigme écologiste pour le désarmer et surtout en disqualifier les fins. Ainsi n’hésite-t-il jamais à se draper des oripeaux de la décroissance auprès de ses amis pour au final prôner un fatalisme désarmant[95]. Parce que tel est le secret de Janco… tout critiquer pour ne rien proposer de concret non sans flinguer tous ceux et celles qui essaient de construire le monde de Demain[96].

Et perpétuellement le discours de Janco revient sur le nucléaire même s’il se plait à citer d’autres mesures comme par exemple la taxation du carbone avec son complice Grandjean[97] ou référendum climatique à l’échelle de l’Union européenne[98] :

« Marianne : Le premier réacteur de la centrale nucléaire de Fessenheim a été arrêté dans la nuit de vendredi 21 à samedi 22 février dernier. Etait-ce, selon vous, nécessaire ? Une bonne mesure pour l’écologie ?

Jean-Marc Jancovici : Si l’on considère qu’une bonne mesure pour l’écologie est une mesure qui permet de faire baisser la pression humaine sur son environnement, alors cette décision n’est pas écologique, en ce sens qu’elle n’est pas globalement favorable à l’environnement. Car le nucléaire – contrairement à la tonalité générale qui a, je suis désolé de le dire, largement été véhiculée par vos confrères de façon infondée, et qui permet de parler dans cette affaire de « faillite médiatique » – est une modalité de production de l’électricité qui est, sur à peu près tous les critères factuels, plus respectueuse que toutes les autres modalités concurrentes[99]. »

Les mêmes arguments éculés prévalent justifiés en dernier recours non pas par la Raison mais par l’autorité de l’ingénieur. Ainsi peut-on lire que « autant d’énergie est libérée par la fission d’un gramme d’uranium que par la combustion d’une tonne de pétrole. » Si ce n’est que cela n’est pas totalement exacte parce que pétrole et uranium ne servent pas à la même chose. Janco compare donc ce qui ne peut l’être en se contentant de prendre comme seuls indicateurs des unités de mesure sans aborder la question cruciale des services énergétiques rendus[100]. Puis on trouve le fameux argument de l’emprise au sol puisque selon Janco « en utilisant du solaire, il faut environ 500 fois l’espace du nucléaire pour produire la même quantité d’électricité à la fin de l’année ». Encore un calcul de coin de table qui déroge à la plus élémentaire rationalité énergétique d’abord parce que le solaire ne sert pas seulement à produire de l’électricité[101] ensuite parce que le recours au solaire photovoltaïque dans le cadre d’une transition écologique ne peut se concevoir sans une démarche plurielle qui associe sobriété, efficacité et seulement en dernier recours production[102]. Et je passerai sur le baratin concernant l’éolien conforme à la désinformation assénée depuis des années par la pathétique Fédération environnement durable[103]

Tout ça pour en arriver à quoi ? Et bien que Mister Atom est décidément un curieux partisan d’une décroissance des consommations d’énergie qui s’accommodent parfaitement de la perpétuation de la manière la plus dangereuse et la plus couteuse aujourd’hui de produire de l’électricité. Manière forcément centralisée qui repose sur l’existence d’un pouvoir d’Etat fort et de l’existence d’un monopole économique omnipotent.

Si on est là très loin de l’écologie politique[104] et de l’urgence d’une transition énergétique[105], on l’est aussi du libéralisme et du projet d’économie sociale de marché porté par les pères fondateurs de l’Union européenne[106]. Et de cela nous pouvons esquisser une caractérisation de la pensée de Janco. Bien des éléments amènent à considérer que l’autoproclamé prophète du collapsus climatique s’inscrit dans une tradition autoritaire qui intègre Spengler[107] et Maurras[108]… c’est-à-dire très loin de notre paradigme qui admet que nous sommes tou(te)s « des révolutionnaires malgré nous[109] ». Suffit pour s’en convaincre de comparer la manière dont Janco considère la technique au regard de ce qu’un Simondon, penseur génial encré dans son époque, a pu écrire[110]. C’est bien de ce côté-là[111] et non de celui de Mister Atom qu’il est possible d’imaginer un monde d’après qui renouvelle non seulement les rapports au sein de l’humanité mais ceux entre l’humanité et la nature[112].

Somme toute ami(e)s écolos émancipez vous du discours trompeur de ce Mister Atom !

 

Notes et commentaires :

[1] En atteste la profusion de vidéos publiées sur You Tube par le thuriféraire de l’atome :

https://www.youtube.com/channel/UCNovJemYKcdKt7PDdptJZfQ

[2] https://www.nouvelobs.com/planete/20200421.OBS27827/les-enjeux-climatiques-doivent-etre-au-c-ur-de-la-relance-previent-le-haut-conseil-pour-le-climat.html

[3] https://www.lemonde.fr/economie/article/2019/10/15/la-piste-de-six-nouveaux-epr-il-est-troublant-de-constater-que-la-feuille-de-route-envoyee-au-pdg-d-edf-n-etudie-qu-un-seul-scenario_6015596_3234.html

[4] https://blogs.mediapart.fr/bernard-laponche/blog/070420/nucleaire-les-illusions-perdues

[5] http://www.effetdeserretoimeme.fr/

[6] https://jancovici.com/publications-et-co/interviews/un-entretien-dans-marianne-en-mars-2020/

[7] https://blogs.mediapart.fr/guillaume-blavette/blog/090215/amis-ecologistes-noubliez-pas-que-le-pcf-est-pronucleaire

[8] https://www.greenpeace.fr/mix-energetique-nucleaire-france-cest-possible/

[9] https://www.alternatives-economiques.fr/non-nucleaire-ne-sauvera-climat/00086499

[10] https://fr.calameo.com/books/001574975b475af0ba6d8

voir aussi et surtout https://www.fne.asso.fr/publications/nucl%C3%A9aire-une-fausse-solution-pour-le-climat

sans oublier l’indispensable https://www.sortirdunucleaire.org/Face-a-la-menace-climatique-l,25594

[11] https://www.sortirdunucleaire.org/Nucleaire-une-fausse-solution-pour-le-climat-45606

[12] https://www.sortirdunucleaire.org/Ni-nucleaire-ni-effet-de-serre-889

[13] https://www.clin76.fr/

[14] https://www.anccli.org/

[15] https://www.youtube.com/watch?v=fDvf5Tf42Ew

[16] http://www.editionsamsterdam.fr/le-rayonnement-de-la-france/

[17] https://www.statistiques.developpement-durable.gouv.fr/sites/default/files/2018-10/chiffres-stats542-intensite-energetique-industrie2001-2012-juillet2014.pdf

[18] https://blogs.mediapart.fr/guillaume-blavette/blog/010615/le-charbon-une-cible-facile

[19] https://www.greenpeace.fr/nucleaire-solution-climat/

[20] https://www.enerdata.fr/publications/breves-energie/electrification-decarbonation-mondiale.html

[21] N’oublions jamais l’avertissement de Bella Belbeoch qui mettait en cause très justement l’abandon des moyens de production fossiles au profit de la filière nucléaire : https://www.youtube.com/watch?v=STE5Tq3lHXI

[22] https://www.ted.com/talks/amory_lovins_a_40_year_plan_for_energy

[23] https://www.ademe.fr/expertises/batiment/elements-contexte/politiques-vigueur/sengager-transition-energetique-france

[24] https://www.greenpeace.fr/mix-energetique-nucleaire-france-cest-possible/

[25] https://negawatt.org/Nucleaire-deni-de-realite-risque-de-fuite-en-avant

[26] https://blogs.mediapart.fr/guillaume-blavette/blog/100114/la-faillite-nucleaire-du-modele-energetique-francais

[27] https://www.lemondedelenergie.com/production-electrique-charbon/2019/11/27/

[28] https://www.latribune.fr/entreprises-finance/industrie/energie-environnement/la-chine-plus-gros-pollueur-du-monde-accelere-sa-transition-energetique-801883.html ; https://www.philippelamberts.eu/la-chine-investit-4x-plus-rapidement-que-leurope-dans-sa-transition-energetique/

[29] https://charliehebdo.fr/2016/03/politique/benjamin-dessus-%E2%80%89on-sait-que-meme-en-france-un-accident-nucleaire-majeur-peut-se-produire%E2%80%89/

[30] https://www.irsn.fr/FR/connaissances/Installations_nucleaires/Les-accidents-nucleaires/accident-tchernobyl-1986/2016-Tchernobyl-30ans-apres/Pages/4-Tchernobyl-2016-30ans-apres-accident-environnement-zone-exclusion.aspx#.XqGUwcgzaiM

[31] https://www.enfants-tchernobyl-belarus.org/doku.php

[32] https://www.sortirdunucleaire.org/Film-Tchernobyl-le-monde-d-apres

[33] https://www.vie-publique.fr/rapport/24380-etude-economique-prospective-de-la-filiere-nucleaire-rapport-au-premie

[34] https://www.ccomptes.fr/fr/publications/les-couts-de-la-filiere-electro-nucleaire

[35] http://www.senat.fr/notice-rapport/2011/r11-667-2-notice.html

[36] http://www.assemblee-nationale.fr/14/rap-enq/r2007-tI.asp

[37] https://blogs.mediapart.fr/guillaume-blavette/blog/130614/une-commission-denquete-necessaire-qui-aboutit-un-rapport-trop-prudent

[38] https://www.greenpeace.fr/cout-de-production-futur-nucleaire-exploite-dela-de-40-ans/

[39] https://www.greenpeace.fr/a-quel-prix-les-couts-caches-des-dechets-nucleaires/

[40] https://www.greenpeace.fr/faillite-nucleaire/

[41] http://stopeprpenly.org/?p=891

[42] https://www.lemonde.fr/economie/article/2016/07/28/nucleaire-un-administrateur-d-edf-claque-la-porte_4975882_3234.html

[43] https://www.greenpeace.fr/edf-asphyxiee-nucleaire/

[44] http://www.unpasdecote.org/Spectacles/BBR/Avenir/

[45] http://stopeprpenly.org/?p=1240

[46] https://www.liberation.fr/france/2011/06/03/accident-nucleaire-une-certitude-statistique_740208

[47] https://www.asn.fr/Controler/Actualites-du-controle/Arret-de-reacteurs-de-centrales-nucleaires

[48] https://www.edf.fr/sites/default/files/contrib/groupe-edf/producteur-industriel/nucleaire/enjeux/environnement/gestion-de-l-eau/centrales_nucleaires_et_environnement_-_rejets_deau_light.pdf

[49] https://www.edf.fr/sites/default/files/contrib/groupe-edf/producteur-industriel/nucleaire/enjeux/environnement/gestion-de-l-eau/centrales_nucleaires_et_environnement_-_rejets_deau_light.pdf

[50] https://www.sortirdunucleaire.org/2013-Cout-d-un-accident-nucleaire

[51] https://www.20minutes.fr/planete/679093-20110301-planete-25-ans-apres-faut-encore-tirer-lecons-tchernobyl-selon-gorbatchev

[52] https://www.telerama.fr/series-tv/chernobyl-pour-les-sovietiques,-le-regime-communiste-etait-plus-fort-que-latome,n6310189.php

[53] https://www.sortirdunucleaire.org/2013-Cout-d-un-accident-nucleaire

[54] https://www.sciencesetavenir.fr/nature-environnement/nucleaire/video-apres-5-mois-d-enquete-la-deputee-barbara-pompili-liste-les-fragilites-de-la-filiere-nucleaire_125669

[55] http://www.film-documentaire.fr/4DACTION/w_fiche_film/25044

[56] http://www.ma-zone-controlee.com/

[57] Voir page 10 et suivantes, l’intervention de Philippe Billard décrivant la précarité dans le nucléaire en France https://cpdp.debatpublic.fr/cpdp-penly3/DOCS/COMPTE_RENDU/YVETOT_20100615/VERBATIM_YVETOT_.PDF

[58] https://www.fnme-cgt.fr/

[59] https://www.irsn.fr/FR/Actualites_presse/Actualites/Pages/20171218_Exposition-RI-travailleurs-nucleaire-bilan-depuis-1950.aspx#.XqGu9MgzaiM

[60] https://www.irsn.fr/FR/Actualites_presse/Communiques_et_dossiers_de_presse/Pages/20190912_Bilan-2018-exposition-professionnelle-rayonnements-ionisants-France.aspx#.XqGuq8gzaiM

[61] http://www.inrs.fr/risques/cmr-agents-chimiques/ce-qu-il-faut-retenir.html

[62] https://editionsladecouverte.fr/catalogue/index-La_com__die_atomique-9782707188441.html

[63] https://www.irsn.fr/FR/connaissances/Nucleaire_et_societe/expertise-pluraliste/IRSN-ANCCLI/Pages/23-Seminaire-Radioactivite-Sante_Mars-2018.aspx#.XqGwTsgzaiM

[64] https://france3-regions.francetvinfo.fr/centre-val-de-loire/2014/01/20/centrale-nucleaire-de-chinon-le-medecin-du-travail-ecope-d-un-avertissement-398791.html ; https://www.sortirdunucleaire.org/Securite-des-travailleurs-un-medecin-du-travail

[65] https://france3-regions.francetvinfo.fr/occitanie/2015/02/22/narbonne-l-usine-areva-malvesi-presente-t-elle-un-danger-pour-la-sante-des-riverains-660647.html

[66] https://www.asn.fr/L-ASN/Comite-sur-les-facteurs-sociaux-organisationnels-et-humains

[67] https://www.pole-emploi.fr/actualites/le-dossier/industrie/nucleaire/nucleaire–halte-aux-idees-recue.html

[68] https://inventaire.andra.fr/sites/default/files/documents/pdf/fr/andra-synthese-2018-web.pdf

[69] https://www.lemonde.fr/planete/article/2015/07/06/la-production-de-dechets-nucleaires-devrait-tripler-d-ici-a-2080_4672350_3244.html

[70] https://www.ccomptes.fr/system/files/2019-07/20190704-rapport-aval-cycle-combustible-nucleaire.pdf

[71] https://reporterre.net/Dechets-radioactifs-les-cles-du-grand-debat

[72] https://pngmdr.debatpublic.fr/

[73] https://www.debatpublic.fr/sites/cndp.portail/files/documents/jeux_dacteurs_pngmdr_rapport_emmanuel_didier.pdf

[74] https://reporterre.net/Aucun-pays-au-monde-ne-sait-quoi-faire-de-ses-dechets-radioactifs-constate

[75] https://www.greenpeace.fr/dechets-nucleaires-pres-de-chez-vous/

[76] https://www.irsn.fr/FR/connaissances/Installations_nucleaires/transport/transports-matieres-radioactives/Pages/0-transports-matieres-radioactives-sommaire.aspx#.XqJGnsgzaiM

[77] https://reporterre.net/Dechets-nucleaires-les-piscines-de-La-Hague-vont-deborder

[78] https://reporterre.net/Dechets-nucleaires-a-force-de-mauvais-choix-la-France-est-dans-l-impasse

[79] https://pngmdr.debatpublic.fr/images/contenu/actus/20200221_Decision_PNGMDR.pdf

[80] https://courrierdeuropecentrale.fr/un-expert-francais-defend-le-nucleaire-les-renouvelables-sont-une-diversion/

[81] https://www.sfen.org/rgn/bilan-sanitaire-fukushima-18-000-morts

[82] https://www.irsn.fr/FR/connaissances/Installations_nucleaires/Les-accidents-nucleaires/accident-fukushima-2011/fukushima-2019/Documents/IRSN-NI_Fukushima-2019-sante_201903.pdf

[83] https://fukushima.eu.org/

Et plus particulièrement https://fukushima.eu.org/wp-content/uploads/2016/02/Fukushima_impact_sanitaire_ACRO_2016.pdf

[84] https://www.science-et-vie.com/archives/25-ans-plus-tard-le-vrai-bilan-sanitaire-reste-a-faire-19855 ; https://www.sciencesetavenir.fr/sante/tchernobyl-la-difficile-mesure-des-effets-a-long-terme-de-la-catastrophe_30263

[85] https://journaldelenergie.com/nucleaire/la-radioactivite-peut-tuer-a-faibles-doses/

[86] http://www.fukushima-blog.com/2014/11/40-ong-demandent-la-revision-du-rapport-de-l-unscear-sur-fukushima.html

[87] https://www.sciencesetavenir.fr/nature-environnement/nucleaire/de-tchernobyl-a-fukushima-entretien-avec-yves-lenoir_30264

[88] http://www.gazettenucleaire.org/2014/faiblesdoses_conferenceMelodi_octobre2010.pdf

[89] https://www.lemonde.fr/idees/article/2011/03/21/nucleaire-la-catastrophe-sanitaire_1496305_3232.html ; https://vimeo.com/163796110

[90] http://independentwho.org/fr/accord-wha12-40/

[91] Voir le Livre Atomic park publié par Actes Sud https://www.actes-sud.fr/node/12705

[92] https://www.humanite.fr/albert-camus-sur-hiroshima-leditorial-de-combat-du-8-aout-1945-580990

[93] https://www.francetvinfo.fr/monde/environnement/du-plutonium-dans-la-seine-pres-de-rouen_1690947.html

[94] https://infokiosques.net/spip.php?article922

[95] https://www.sfen.org/nuclear4climate/croissance-verte-existe-jean-marc-jancovici

[96] https://www.demain-lefilm.com/le-film

[97] https://www.seuil.com/ouvrage/le-plein-s-il-vous-plait-la-solution-au-probleme-de-l-energie-alain-grandjean/9782020857925

[98] https://jancovici.com/publications-et-co/livres/lavenir-climatique-jean-marc-jancovici-2002/

[99] https://jancovici.com/publications-et-co/interviews/un-entretien-dans-marianne-en-mars-2020/

[100] https://www.un.org/sustainabledevelopment/fr/energy/

[101] https://www.ademe.fr/expertises/energies-renouvelables-enr-production-reseaux-stockage/passer-a-laction/produire-chaleur/solaire-thermique

[102] https://negawatt.org/Scenario-negaWatt-2017-2050

[103] https://environnementdurable.net/

[104] https://infokiosques.net/IMG/pdf/Ivan_Illich_Energie_et_equite.pdf

[105] https://www.fne.asso.fr/dossiers/transition-%C3%A9nerg%C3%A9tique-definition-enjeux-ppe

[106] https://www.lesechos.fr/idees-debats/cercle/leconomie-sociale-de-marche-horizon-dune-refondation-de-lunion-europeenne-1011859

[107] http://www.gallimard.fr/Catalogue/GALLIMARD/Bibliotheque-des-Idees/Le-Declin-de-l-Occident

[108] https://www.liberation.fr/debats/2018/05/06/maurras-indefendable-mais-toujours-present_1648217

[109] https://www.seuil.com/ouvrage/nous-sommes-des-revolutionnaires-malgre-nous-bernard-charbonneau/9782021163025

[110] https://www.franceculture.fr/emissions/les-nouveaux-chemins-de-la-connaissance/gilbert-simondon .

[111] https://www.multitudes.net/transformations-energetiques-sous-contrainte-ecologique-forte/

[112] https://www.multitudes.net/transformations-energetiques-sous-contrainte-ecologique-forte/