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STOP-EPR appelle le plus grand nombre à participer à l’enquête publique relative au projet de parc éolien en mer Dieppe-Le Tréport

Depuis plus de dix ans, le Collectif STOP-EPR ni à Penly ni ailleurs et ses partenaires associatifs attendent que des éoliennes offshore en nombre produisent de l’électricité sur le littoral normand. Après le projet de Fécamp, c’est au tour aujourd’hui du projet Dieppe-Le Tréport d’entamer la dernière ligne droite vers le début des travaux. Depuis le 16 octobre a commencé l’enquête publique relative aux ultimes autorisations qui permettront au Maitre d’Ouvrage de commencer la construction d’une alternative de grande échelle au nucléaire.

A nos côtés, participez à cette enquête publique pour la transition énergétique, le climat et la sortie du nucléaire ici et ailleurs !

vous trouverez toutes les informations nécessaires ci dessous :

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2017, une année antinucléaire en Normandie

Comme en 2017, le Collectif STOP-EPR ni à Penly ni ailleurs publie à l’occasion de son assemblée générale ordinaire un bilan de son action en compilant les comptes-rendus des réunions mensuelles qui ont ponctué l’année :

 

La collégiale invite adhérent(e)s et sympathisant(e)s à participer à l’Assemblée générale 2018 qui se tiendra le samedi 24 mars 2018 à la Maison des Associations et de la Solidarité de Rouen de 14 h à 18 h.

L’importance des enjeux impose que chacun(e) s’engage dans une action antinucléaire résolue afin d’obtenir la mise à l’arrêt définitif d’installations vétustes et obsolètes dont les impacts sont sans commune mesure avec ceux des autres installations classées si nombreuses en Seine-Maritime.

La sortie du nucléaire a besoin de vous !

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Eoliennes en mer des deux côtes, un projet en proie à l’opposition résolue du lobby nucléaire

Les débats récents au sein de l’Agence Française pour la biodiversité sur le projet de parc éolien Dieppe – Tréport prouvent que décidément en France le développement des énergies marines renouvelables est difficile. L’exemple du Tréport est probablement le plus emblématique donnant à voir des obstructions qui n’ont cessé de se renouveler depuis une décennie pour bloquer le développement des parcs éoliens en mer. Opposition si résolue qu’aucuns parcs n’est aujourd’hui en activité. 

Cette situation inacceptable montre clairement comment les adversaires de la transition énergétique agissent pour enchainer la France à l’atome n’hésitant pas à se draper d’une vertu environnementaliste qui n’a rien d’écologiste.

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Retour sur l’année 2016

L’assemblée générale ordinaire 2017 du Collectif STOP-EPR ni à Penly ni ailleurs se tiendra le 1er avril à la Maison des Associations et de la Solidarité de Rouen, 22 bis rue Dumont d’Urville, de 14 h à 18 h.

C’est l’occasion de revenir sur la très riche année 2016. Le Collectif STOP-EPR ni à Penly ni ailleurs et son partenaire dieppois, Antinuke Diepppe, n’ont pas ménagé leurs efforts pour sensibiliser, informer et agir contre l’industrie nucléaire.

La manifestation de Flamanville le 1er Octobre a évidemment un temps fort de cette année militante, mais il y en a eu d’autres que vous pouvez découvrir à la lecture de notre Rapport d’activité :

Rejoignez le Collectif STOP-EPR ni à Penly ni ailleurs, pour une Normandie sans nucléaire !

Normandie terre d’atome, portrait d’un territoire sacrifié

Parler de transition énergétique en Normandie n’est pas chose aisée au vu du lourd passif de notre territoire. Encore aujourd’hui, les énergies d’hier sont ici dominantes. La plus ancienne d’entre elles est évidemment le pétrole. En 2014, Jade Lindgaard révélait que 2 des cinq établissements industriels de France qui contribuent le plus au réchauffement climatique se situent en Normandie[1]. Et cela est sans parler des impacts sur le milieu de ces gigantesques installations non seulement dangereuses pour le climat mais aussi pour la santé publique.

Mais la pétrochimie n’est pas la seule responsable de ce paysage amère qu’offre notre territoire. Si la Normandie est la première « région énergétique française » pour l’emploi et la production de richesse[2], c’est aussi parce qu’elle est la deuxième région française pour la production d’électricité. En effet ici on ne compte pas moins de 8 réacteurs de 1 300 MWe répartis sur 3 sites et l’essentiel de ce que la filière nucléaire appelle « l’aval du cycle du combustible » dans le Nord Cotentin… sans oublier le fameux réacteur EPR en construction à Flamanville depuis dix ans. Des capacités gigantesques au regard du caractère dérisoire de l’éolien et du photovoltaïque de La Manche jusqu’à la Seine-Maritime.

Plus encore que le pétrole, l’atome occupe ici une place centrale dans les imaginaires et les politiques publiques mises en œuvre[3]. « Terre d’énergies », la Normandie ne manque jamais une occasion pour célébrer les vertus du mirage atomique. Le 9 juin 2016, la très officielle filière « énergies Normandie » accueillait ainsi en grande pompe Jean-Marc Jancovici à l’ESIGELEC[4]. Tout est fait ici pour ne pas changer de base. Même l’outil de formation est consacré ici à abonder le puits sans fonds de l’industrie atomique de Cherbourg à Dieppe en passant par Fécamp où les métiers de la maintenance nucléaire sont à l’honneur.

Alors que la transition énergétique est au point mort et que François Hollande a brisé les espérances ouvertes par la loi du 13 juillet 2005 de programme fixant les orientations de la politique énergétique[5], dite loi POPE, en capant à 40% la part des énergies renouvelables dans le mix électrique[6], il convient de s’interroger sur les origines de la nucléarisation de la Normandie, principal verrou social et économique entravant toute évolution réelle vers un système énergétique local, solidaire et efficient. Il s’agit surtout de concevoir les conséquences sur le territoire de l’implantation forcée d’installations nucléaires.

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