Archives du mot-clé transition énergétique

L’arrêt du nucléaire s’impose !

Depuis le 19 mars 2018, le Débat public sur la Programmation pluriannuelle de l’énergie[i] a commencé dans la plus grande discrétion. Pendant quatre mois vont être débattus les orientations et priorités d’action des pouvoirs publics pour la gestion de l’ensemble des formes d’énergie sur le territoire métropolitain de 2018 à 2023 puis de 2024 à 2028 en application de la Loi de transition énergétique[ii].

Le Collectif STOP-EPR ni à Penly ni ailleurs, persuadé de la nécessité de revendiquer en tout lieu l’arrêt du nucléaire, publie aujourd’hui un Cahier d’acteur à l’occasion de ce débat public.

Dans le souci de justifier notre démarche, vous trouverez ci-dessous un regard sur ce débat public puis le cahier d’acteur en guise de conclusion. D’autres publications plus spécifiques suivront notamment une analyse de la manière dont est traité l’enjeu atomique dans le dossier du maitre d’ouvrage.

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Aquind, un grand projet inutile qui ignore la transition énergétique

Au moment même où s’ouvre le Débat public sur la Programmation pluriannuelle de l’énergie[i], en toute discrétion un autre débat débute Mercredi 28 mars à Dieppe[ii]. Un débat sur un nouveau Grand projet inutile conçu au mépris des objectifs de descente énergétique et de relocalisation de la production d’électricité. Le Collectif STOP-EPR ni à Penly ni ailleurs met en cause non seulement l’opportunité du projet Aquind mais aussi ses modalités et ses objectifs.

Lire notre communiqué de presse ci-dessous :

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eolien-marin

Eoliennes en mer des deux côtes, un projet en proie à l’opposition résolue du lobby nucléaire

Les débats récents au sein de l’Agence Française pour la biodiversité sur le projet de parc éolien Dieppe – Tréport prouvent que décidément en France le développement des énergies marines renouvelables est difficile. L’exemple du Tréport est probablement le plus emblématique donnant à voir des obstructions qui n’ont cessé de se renouveler depuis une décennie pour bloquer le développement des parcs éoliens en mer. Opposition si résolue qu’aucuns parcs n’est aujourd’hui en activité. 

Cette situation inacceptable montre clairement comment les adversaires de la transition énergétique agissent pour enchainer la France à l’atome n’hésitant pas à se draper d’une vertu environnementaliste qui n’a rien d’écologiste.

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arrêtons les frais

Le Conseil régional de Normandie prépare l’avenir en regardant vers le passé

Depuis plus de quarante ans, les élus passent mais la même politique énergétique demeure. La Normandie, de La Hague à Penly, est une terre où l’atome a toujours bénéficié de traitements de faveur. En 2011, c’était l’argent de la transition qui filait vers le nucléaire. Aujourd’hui Hervé Morin offre un généreux cadeaux à EDF et AREVA !

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Normandie terre d’atome, portrait d’un territoire sacrifié

Parler de transition énergétique en Normandie n’est pas chose aisée au vu du lourd passif de notre territoire. Encore aujourd’hui, les énergies d’hier sont ici dominantes. La plus ancienne d’entre elles est évidemment le pétrole. En 2014, Jade Lindgaard révélait que 2 des cinq établissements industriels de France qui contribuent le plus au réchauffement climatique se situent en Normandie[1]. Et cela est sans parler des impacts sur le milieu de ces gigantesques installations non seulement dangereuses pour le climat mais aussi pour la santé publique.

Mais la pétrochimie n’est pas la seule responsable de ce paysage amère qu’offre notre territoire. Si la Normandie est la première « région énergétique française » pour l’emploi et la production de richesse[2], c’est aussi parce qu’elle est la deuxième région française pour la production d’électricité. En effet ici on ne compte pas moins de 8 réacteurs de 1 300 MWe répartis sur 3 sites et l’essentiel de ce que la filière nucléaire appelle « l’aval du cycle du combustible » dans le Nord Cotentin… sans oublier le fameux réacteur EPR en construction à Flamanville depuis dix ans. Des capacités gigantesques au regard du caractère dérisoire de l’éolien et du photovoltaïque de La Manche jusqu’à la Seine-Maritime.

Plus encore que le pétrole, l’atome occupe ici une place centrale dans les imaginaires et les politiques publiques mises en œuvre[3]. « Terre d’énergies », la Normandie ne manque jamais une occasion pour célébrer les vertus du mirage atomique. Le 9 juin 2016, la très officielle filière « énergies Normandie » accueillait ainsi en grande pompe Jean-Marc Jancovici à l’ESIGELEC[4]. Tout est fait ici pour ne pas changer de base. Même l’outil de formation est consacré ici à abonder le puits sans fonds de l’industrie atomique de Cherbourg à Dieppe en passant par Fécamp où les métiers de la maintenance nucléaire sont à l’honneur.

Alors que la transition énergétique est au point mort et que François Hollande a brisé les espérances ouvertes par la loi du 13 juillet 2005 de programme fixant les orientations de la politique énergétique[5], dite loi POPE, en capant à 40% la part des énergies renouvelables dans le mix électrique[6], il convient de s’interroger sur les origines de la nucléarisation de la Normandie, principal verrou social et économique entravant toute évolution réelle vers un système énergétique local, solidaire et efficient. Il s’agit surtout de concevoir les conséquences sur le territoire de l’implantation forcée d’installations nucléaires.

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