Un incendie dans la salle des machines d’une centrale nucléaire n’est pas un fait banal

On aurait tort de minimiser ce qui s’est passé ce matin dans la salle des machines du réacteur n°1 de la centrale de Flamanville. La presse a donné un très large écho à cet incident d’exploitation[i] au point d’amener la préfecture de la Manche[ii] à réagir de manière rapide. Il fallait à tout prix faire retomber la rumeur d’une explosion sur un site très sensible puisque c’est là que le fameux réacteur EPR est en construction depuis bientôt dix ans.

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Marché de dupes pour un arrêt qui aurait pu avoir lieu il y a déjà bien longtemps…

L’arrêté ministériel prorogeant la durée d’arrêt de fonctionnement du réacteur n°2 de la centrale de Paluel a été signée le 26 janvier 2017 par la Ministre de l’énergie et publié le 04 février 2017 au journal officiel[1].

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Nouveau rebondissement à Paluel

L’Autorité de sûreté nucléaire a publié le 23 janvier 2017 une nouvelle lettre de suite d’inspection qui donne à voir que l’affaire du générateur de vapeur de Paluel est loin d’être terminée.

Alors que le Président de la République, à en croire le Canard enchaîné, a marchandé avec le patron d’EDF la prolongation de la durée d’arrêt autorisé du réacteur n°2 de la centrale de Paluel, nous apprenons que rien ne se déroule comme prévu.

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Non seulement, les opérations de levage en vue d’évacuer le générateur de vapeur ont entraîné une exposition radiologique de travailleurs :

 » le désencastrement du GVu des platelages posés sur la piscine du bâtiment réacteur s’est avéré plus délicat qu’attendu et qu’il a fallu plusieurs opérations de découpe des platelages posés sur la piscine. Ces interventions menées dans l’environnement proche du GVu ont entraîné une exposition radiologique des travailleurs. »

Mais le document publié par l’Autorité de contrôle donne à voir des pratiques pour le moins surprenantes à Paluel.

Si nous savions déjà que :

 » au cours des premières opérations de manutention de générateurs de vapeur usés, les intervenants ont noté une inclinaison correspondant à une légère rotation du palonnier de manutention autour de son axe le plus long, lors de son utilisation en charge. »

Nous apprenons que :

 » Compte tenu des opérations de manutention du GVu en cours, un entretien a été réalisé avec le pontier dans sa cabine de pilotage du pont polaire. A cette occasion, il a été relevé que l’indicateur de centrage du pont polaire était en dehors de sa plage attendue puisque l’aiguille de ce capteur était en zone rouge et non en zone verte. Ni le pontier, ni vos représentants n’ont pu apporter d’explications. »

Derrière le jargon propre au contrôle de sûreté nucléaire, se cache une information essentielle qui n’est pas sans rapport avec la chute du GV…

serait-ce que le agents en charge des opérations de levage sont distraits ? ou bien reçoivent-ils des consignes pour réaliser ces opérations sans tenir compte des informations communiquées par le matériel utilisé ?

Cette question mérite d’être posée. Le Collectif STOP-EPR ni à Penly ni ailleurs ne manquera de le faire avec l’appuis juridique du Réseau Sortir du nucléaire.

Par ailleurs, un autre point a attiré notre attention :

 » une pancarte en carton mentionnant « ne pas utiliser la fonction décalage du pont 205 T sans autorisation RGV » était présente dans la cabine du pontier. Cette pancarte a été retirée immédiatement »

qu’est-ce à dire ? serait-ce qu’EDF donne des consignes spécifiques en dehors des inspections ? que signifie ce retrait ? EDF a-t-elle quelque chose à cacher aux inspecteurs de l’Autorité de contrôle ?

Somme toute, voilà un nouvel exemple qui atteste de l’opacité des pratiques de l’exploitant nucléaire. Cela n’est pas acceptable d’autant plus que l’on peut suspecter que de telles irrégularités ne sont pas étrangères à la catastrophe du 31 mars 2016…

Nous exigeons toute la transparence sur la chute du générateur de vapeur, fait jusque là considéré comme impossible…

C’est une question essentielle alors qu’EDF s’apprête à lancer les opérations de « Grand Carénage » sur le réacteur n°3 de Paluel.

gv paluel caricature

2017, une année antinucléaire

Le Collectif STOP-EPR ni à Penly ni ailleurs vous présente tous ces vœux pour cette nouvelle année 2017.

Plus que jamais nous sommes engagés ici et ailleurs dans la lutte contre l’industrie nucléaire et les crimes atomiques. Nous vous proposerons très prochainement quelques initiatives à Dieppe et à Rouen pour contribuer au débat sur la nécessaire transition énergétique qui ne pourra se faire sans renoncer à l’énergie nucléaire.

Suivez nos actualités sur la nouvelle page Facebook du Collectif et rejoignez-nous pour faire vivre une opposition en acte à l’atome qu’il soit civil ou militaire.