Comment l’Etat soutient l’option nucléaire dans la PPE 2018-2028

Le ministre de la Transition écologique et solidaire, dans le cadre de la présentation de la Stratégie française pour l’énergie et le climat, a présenté le 25 janvier 2019 l’intégralité du projet de Programmation pluriannuelle de l’énergie (PPE) pour la période 2018-2028 qui qui fixe les grandes orientations de la politique énergétique de la France pour les prochaines années.

Ce document plus encore que la précédente PPE enraye la transition énergétique par un flux neutronique puissant. Non seulement les objectifs de réduction de la consommation d’énergie sont revus à la baisse mais la montée en puissance des énergies renouvelables est sévèrement contingentée. Le virage qui n’a pas été pris en 2016 ne risque pas de l’être. Tout dans cette nouvelle PPE à la sauce Macron vise à consolider les actifs d’EDF en recommandant la poursuite d’exploitation de la plupart des réacteurs nucléaires au-delà de 50 ans.

Le gouvernement, en débit d’un Débat public très riche au printemps dernier, n’entend pas les innombrables voix en faveur de la transition pour persévérer sur un chemin qui ne mène nulle part si ce n’est vers la catastrophe nucléaire.

Nous sommes bel et bien en présence d’un déni de la réalité qui postule un triplement des exportations d’électricité, la généralisation des compteurs dits intelligents et l’électrification du mix énergétique européen.

Une consultation sera bientôt ouverte. Il convient que tous ceux et celles qui sont attachés à la transition énergétique et à une sortie authentique du nucléaire s’y exprime. Afin d’aider chacun à se faire une opinion par lui même, le Collectif STOP-EPR ni à Penly ni ailleurs vous propose un petit florilège de cette PPE, stade suprême de la nucléarisation de la politique énergétique.

A lire ci-dessous :

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STOP-EPR revendique la mise à l’arrêt définitif des réacteurs nucléaires à l’occasion des 4e visites décennales

Le Haut Comité pour la transparence et l’information sur la sécurité nucléaire (HCTISN) a initié une concertation sur l’amélioration de la sûreté des réacteurs de 900 MW du parc nucléaire, dans le cadre du 4e réexamen de sûreté. Cette démarche est intéressante dans la mesure où elle permet à un large public de prendre connaissance des enjeux et de formuler des avis.

Pour autant le Collectif STOP-EPR ni à Penly ni ailleurs ne peut admettre l’intention de l’exploitant nucléaire de poursuivre l’exploitation d’installation conçues pour fonctionner tout au plus trois décennies au-delà de quarante années.

Dans le souci de contribuer à ce débat nécessaire, alors que le gouvernement s’apprête à publier une programmation pluriannuelle de l’énergie pour la décennie à venir, le Collectif STOP-EPR considère que les 4e réexamens de sûreté ne peuvent aucunement amener une amélioration de la sûreté mais doivent être l’occasion d’initier la procédure de mise à l’arrêt définitif des réacteurs en vue de leur démantèlement immédiat :

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Contribution du Collectif à l’Enquête publique sur le projet de parc éolien en mer Dieppe – Le Tréport

Depuis 10 ans le Collectif STOP-EPR ni à Penly ni ailleurs est engagée en faveur des projets de développement de parcs éoliens en mer sur le littoral de Seine-Maritime. Nous avons participé aux deux débats publics et participons à la concertation mise en œuvre par la Société EMDT.

Plus encore aujourd’hui qu’hier, STOP-EPR est convaincu que la promotion des énergies marines renouvelables constitue une alternative industrielle et énergétique en acte à la filière nucléaire qui permette d’engager enfin le territoire sur la voie d’une transition énergétique soucieuse du respect de la biodiversité, des défis posés par le changement climatique ainsi que d’un développement équilibré du littoral normand et picard.

Soutiens résolus des énergies renouvelables nous considérons plus que jamais que « l’énergie éolienne, arrivée à maturité industrielle et devenue marine, s’apprête à relever des défis d’une toute autre ampleur : la lutte contre le changement climatique, la production d’énergie sans émission de gaz à effet de serre ni déchets, le passage à une consommation économe et responsable, le soutien de la croissance verte créatrice de richesses locales et d’emplois non délocalisables. Cette énergie de l’avenir est ainsi l’une des plus dynamiques à se développer dans le monde, depuis plus de 15 ans. »

Ainsi tenons-nous à rappeler à l’occasion de cette enquête publique notre engagement résolu en faveur de l’aménagement d’un parc éolien en mer au large de Dieppe et du Tréport dans la continuité de nos interventions lors des Débats publics de 2010 et de 2015.

Voici les six principaux arguments qui nous amènent à formuler un avis très favorable en faveur d’un projet utile et nécessaire :

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STOP-EPR appelle le plus grand nombre à participer à l’enquête publique relative au projet de parc éolien en mer Dieppe-Le Tréport

Depuis plus de dix ans, le Collectif STOP-EPR ni à Penly ni ailleurs et ses partenaires associatifs attendent que des éoliennes offshore en nombre produisent de l’électricité sur le littoral normand. Après le projet de Fécamp, c’est au tour aujourd’hui du projet Dieppe-Le Tréport d’entamer la dernière ligne droite vers le début des travaux. Depuis le 16 octobre a commencé l’enquête publique relative aux ultimes autorisations qui permettront au Maitre d’Ouvrage de commencer la construction d’une alternative de grande échelle au nucléaire.

A nos côtés, participez à cette enquête publique pour la transition énergétique, le climat et la sortie du nucléaire ici et ailleurs !

vous trouverez toutes les informations nécessaires ci dessous :

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EDF essaie de nous faire croire qu’un accident nucléaire pourrait être maitrisé

Demain aura lieu un exercice de la Force d’action rapide nucléaire (FARN) à Penly. EDF déploiera des moyens de secours pour tester ses capacités à maitriser un accident nucléaire.

Le Collectif STOP-EPR ni à Penly ni ailleurs est satisfait de constater que l’exploitant nucléaire tient un des engagements pris en réaction de la catastrophe de Fukushima. La FARN semble en effet être opérationnelle.

Pour autant la mise en œuvre de ces moyens d’intervention ne peut être considérée comme suffisante. Nous aurions apprécié qu’EDF mette autant d’ardeur à déployer les diesels d’ultime secours et à réaliser le fameux « noyau dur » requis par l’Autorité de contrôle.

L’important face au risque nucléaire n’est-il pas de maitriser ce risque à la source ?

Or aujourd’hui une grande diversité d’éléments amène à considérer qu’à l’issue de trente années d’exploitation voire de quarante années pour les plus anciennes d’entre elles, les centrales nucléaires du parc français sont dans un état nettement dégradé.

EDF a rogné toutes ses marges de sûreté et la robustesse des installations donne à voir des signes évidents de faiblesse que le programme de « Grand carénage » n’a pas réussi à compenser.

La FARN, un modeste pansement sur une jambe de bois

Si la FARN vient à intervenir ce sera donc dans des centrales usées et obsolètes dont l’état réel est mal connu. Des centrales où la capacité des équipements à faire face à des situations accidentelles pose question. Des centrales qui avaient été jugées très sévèrement en 2012 par la Commission européenne à l’issue des stress test demandés face au spectacle de la catastrophe de Fukushima.

Penly un site problématique exposé à la colère de Neptune

Sur certains sites les interventions de la FARN peuvent s’avérer très difficile. C’est en particulier le cas de Penly.

En effet ici l’Hiver, la Manche peut se montrer très violente exposant une centrale construite quelques mètres à peine au-dessus du niveau des hautes eaux à des périls immenses.

La FARN serait-elle en capacité d’intervenir un jour de tempête avec un vent soufflant à plus de 80 Km/h ? Dispose-t-elle des équipements nécessaires pour garantir l’alimentation électrique et la source froide nécessaires au contrôle d’un réacteur ? Pourra-t-elle protéger les équipements auxiliaires des risques de submersion ?

beaucoup de questions se posent. Et ce n’est pas un beau jour d’automne que l’on pourra tester des capacités d’intervention de la FARN en toute circonstance…

Le nucléaire sûr n’existe pas !

contact presse : Guillaume Blavette 06 62 29 50 48