Retour sur le rassemblement de Flamanville 1et 2 octobre 2016

C’est en octobre 2014 que le collectif STOP EPR Ni à Penly Ni Ailleurs a lancé l’initiative d’un rassemblement avec le CRILAN (Comité de Réflexion d’Information et de Lutte Anti nucléaire) et les associations de Bretagne. Le rassemblement a pu finalement se tenir compte tenu de l’Etat d’Urgence instauré en novembre 2015 et du niveau de conflictualité sociale, environnementale actuellement présente dans le pays (NDDL, Sivens, Loi El Khomri).

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Bus et covoiturages pour FLAMANVILLE samedi 1er octobre 2016

affiche can ouestPARTIR EN BUS A FLAMANVILLE (MANCHE)

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RÉSERVATION pour un ALLER /RETOUR, ROUEN-SIOUVILLE la HAGUE en CAR pour la manifestation

CONTRE l’EPR, CONTRE LE RAFISTOLAGE DES CENTRALES NUCLEAIRES

ARRÊT DU NUCLÉAIRE, ÉNERGIE DE DESTRUCTION MASSIVE !

POUR LES ÉNERGIES RENOUVELABLES

Le collectif STOP EPR NI A PENLY NI AILLEURS affrète pour cette manifestation un car le samedi 1er octobre 2016 de 63 places, aux tarifs :

  • Normal aller-retour : 25 €
  • Réduit aller-retour : 15 € ( pour personne en difficulté financière )

ALLER : départ de SOTTEVILLE lés ROUEN (place de l’Hotel de ville), banlieue de ROUEN avec parking gratuit et transport en communs sur place( Rendez-vous à partir de 8 h 45 et  Démarrage du car à 9 h 30)

de 14h à 18h participation à la marche Siouville Flamanville

RETOUR : arrivée à Sotteville lés Rouen, vers 23 h 30

Si vous êtes intéressés, veuillez nous demander la fiche de réservation auprès de SIMON François, membre de la collégiale tél : 06 70 90 37 88

Collectif STOP EPR NI À PENLY NI AILLEURS, 22 bis rue Dumont D’Urville 76 000 ROUEN penly@stop-epr.fr http://stopeprpenly.org

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a_033DEPARTS        EN        COVOITURAGES

POUR     FLAMANVILLE

(MANCHE)

COVOITURAGES depuis :

  • L’EURE( 27)
    LOUVIER :  Rendez-Vous samedi 1 octobre, à 8h45 pour un départ à 9h précises, au parking Intermarché, carrefour du Becquet.
    BERNAY :  Contacter le 02 32 40 12 07
    EVREUX :  Contacter le 02 32 40 12 07
  • LA SEINE MARITIME (76)
    LE HAVRE : Contacter le  06 66 52 76 88
  • Voir aussi sur le site du CAN Ouest, la page covoiturage : http://www.can-ouest.org/covoiturage/ soit pour vous inscrire en tant que voiturier, soit en tant que passager

Le générateur de vapeur de Paluel 2 : comme une épine dans le pied d’EDF

Centrale nucléaire de Paluel (76) : l’expertise américaine nécessaire après l’accident du générateur de vapeur
Pour résoudre la question de l’extraction du GV qui a chuté dans le bâtiment réacteur n°2 lors d’un levage, le groupe américain Westinghouse qui avait signé un accord de coopération technique avec Framatome est appelé à la rescousse par EDF.
Les précisions de Guillaume Blavette de Stop-EPR Penly et le choc de Martial Hauguel, vice-président du Conseil départemental chargé de l’environnement interrogés par France 3 Normandie.
Les détails de l’opération d’extraction du générateur de vapeur (coûts, délais, organisation…) devraient nous être communiqués en CLIN plénière fermée le vendredi 25 novembre au Clos des fées à côté de la centrale atomique de Paluel.
la vidéo des deux interviews : ici
Pour en savoir plus  sur l’incident du 31 mars 2016,  voir :
La revue de presse de l’Observatoire du Nucléaire

Notes et commentaires sur le rapport 2015 de l’ASN

Comme chaque année, le Collectif STOP-EPR ni à Penly ni ailleurs lit avec attention le rapport annuel de l’Autorité de sûreté nucléaire sur l’état de la sûreté nucléaire et de la radioprotection en France.

Le cru 2015 publié le 25 mai 2016 s’inscrit dans la continuité des précédents. L’Autorité de sûreté nucléaire développe un discours mesuré pour ne pas dire rassurant en s’attachant à pointer les innombrables défaillances, dysfonctionnements et « écarts » de l’industrie nucléaire en France.

Le problème majeur de l’Autorité de sûreté en ce milieu d’année 2016 est de disposer des moyens nécessaires pour exercer les missions que le législateur lui a confiées. Ainsi pointe-elle la diversité des problèmes que pose l’usage de substances radioactives non seulement par la filière électronucléaire mais par la médecine ou l’industrie. Son but principale est de justifier son utilité par le sérieux des ses analyses et la rigueur de son activité.

Une association antinucléaire ne peut bien évidemment se satisfaire du panorama qui est proposé. Nous attendons plus de sévérité de la part l’Autorité de contrôle vis à vis d’exploitants nucléaires toujours enclins à contourner la réglementation en vigueur et à appliquer les méthodes les plus rentables aux dépens de la sûreté et de la radioprotection.

Nous attendons toujours que l’ASN dispose d’une complète indépendance vis-à-vis des exploitants nucléaires et du pouvoir politique de manière à prendre les décisions qui s’imposent au vu du vieillissement des équipements et de l’incapacité technique et financière des industriels à garantir une sécurité réelle des installations.

Normandie terre d’atome, portrait d’un territoire sacrifié

Parler de transition énergétique en Normandie n’est pas chose aisée au vu du lourd passif de notre territoire. Encore aujourd’hui, les énergies d’hier sont ici dominantes. La plus ancienne d’entre elles est évidemment le pétrole. En 2014, Jade Lindgaard révélait que 2 des cinq établissements industriels de France qui contribuent le plus au réchauffement climatique se situent en Normandie[1]. Et cela est sans parler des impacts sur le milieu de ces gigantesques installations non seulement dangereuses pour le climat mais aussi pour la santé publique.

Mais la pétrochimie n’est pas la seule responsable de ce paysage amère qu’offre notre territoire. Si la Normandie est la première « région énergétique française » pour l’emploi et la production de richesse[2], c’est aussi parce qu’elle est la deuxième région française pour la production d’électricité. En effet ici on ne compte pas moins de 8 réacteurs de 1 300 MWe répartis sur 3 sites et l’essentiel de ce que la filière nucléaire appelle « l’aval du cycle du combustible » dans le Nord Cotentin… sans oublier le fameux réacteur EPR en construction à Flamanville depuis dix ans. Des capacités gigantesques au regard du caractère dérisoire de l’éolien et du photovoltaïque de La Manche jusqu’à la Seine-Maritime.

Plus encore que le pétrole, l’atome occupe ici une place centrale dans les imaginaires et les politiques publiques mises en œuvre[3]. « Terre d’énergies », la Normandie ne manque jamais une occasion pour célébrer les vertus du mirage atomique. Le 9 juin 2016, la très officielle filière « énergies Normandie » accueillait ainsi en grande pompe Jean-Marc Jancovici à l’ESIGELEC[4]. Tout est fait ici pour ne pas changer de base. Même l’outil de formation est consacré ici à abonder le puits sans fonds de l’industrie atomique de Cherbourg à Dieppe en passant par Fécamp où les métiers de la maintenance nucléaire sont à l’honneur.

Alors que la transition énergétique est au point mort et que François Hollande a brisé les espérances ouvertes par la loi du 13 juillet 2005 de programme fixant les orientations de la politique énergétique[5], dite loi POPE, en capant à 40% la part des énergies renouvelables dans le mix électrique[6], il convient de s’interroger sur les origines de la nucléarisation de la Normandie, principal verrou social et économique entravant toute évolution réelle vers un système énergétique local, solidaire et efficient. Il s’agit surtout de concevoir les conséquences sur le territoire de l’implantation forcée d’installations nucléaires.

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