Archives pour la catégorie Penly (2 réacteurs )

Retrouvez ici ce qui concerne la centrale de Penly

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D’importants travaux aux abords de la centrale de Penly vont se faire aux dépends de la biodiversité

EDF aux abords de la centrale de Penly a déposé une demande de dérogation à l’article L411-1 du code de l’environnement afin de pouvoir réaliser des travaux de désensablage de plage de Saint-Martin-en-Campagne. Ces opérations massives préparées depuis deux ans vont en effet entrainer la destruction de spécimens d’espèces végétales protégées ainsi que la la dégradation du milieu où elles se développent.

Le Collectif STOP-EPR ni à Penly ni ailleurs invite le plus grand nombre à participer à la consultation du publique organisée par la DREAL de Normandie pour demander que les travaux envisagés par EDF soient réalisés dans le respect de la biodiversité et du littoral. Si le désensablement de ce secteur se conçoit, il ne peut se faire aux dépends du site. EDF doit prendre des mesures de protection proportionnées et tout mettre en œuvre pour réduire l’impact de ses activités sur un milieu déjà considérablement abîmés par trois décennies de production électronucléaire.

Vous trouverez ci-dessous des éléments qui vous permettrons de prendre la mesure du projet d’EDF et de ses impacts :

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Avis de tempête sur la sûreté nucléaire

La publication du rapport annuel de l’ASN est toujours un moment important de l’actualité nucléaire. D’année en année la date de sa publication a été repoussée donnant à voir les difficultés d’élaborer un bilan qui puisse satisfaire les exploitants, l’Etat nucléaire sans s’écarter trop de la réalité effective de la filière nucléaire.

En 2017 on a le droit à un exemplaire au mieux mélancolique. L’ASN qui ploie sous la charge de travail peine à dissimuler les pressions qui pèsent sur son activité. Elle nous livre un rapport d’une banalité confondante qui ne réussit cependant pas à cacher cette « année qui dérange » décrite par Valéry Laramée de Tannenberg dans un brillant article publié le 25 juillet 2017 par le Journal de l’environnement.

Un sursaut s’impose rapidement à Montrouge en particulier après la présentation au public d’un projet d’avis consternant sur la cuve de l’EPR.

Il n’appartient pas à l’ASN d’accompagner la politique énergétique d’un Etat en faillite qui persévère dans l’impasse nucléaire. Chacun attend d’elle qu’elle face valoir le droit de l’environnement et rappelle à la règle exploitants et industriels qui tentent chaque jour de le contourner de mille manières.

A Penly, EDF fait passer ses intérêts économiques avant la sûreté nucléaire

Les informations se suivent et se ressemblent. Derrière une image vertueuse construite à grand coup d’enfumage des inspections de l’Autorité de contrôle, le CNPE de Penly a bien du mal à dissimuler le manque de robustesse de son exploitation. Le tribunal de Dieppe ne s’y est pas trompé et a condamné cette centrale. Aujourd’hui une affaire au demeurant modeste donne à voir qu’entre sûreté et rentabilité, Edf choisit la rentabilité.

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Que s’est-il passé le 05 avril 2012 à Penly ?

Le 5 avril 2012 vers 12 heures, les sapeurs-pompiers de Seine-Maritime sont intervenus pour éteindre deux départs de feu dans le bâtiment du réacteur n°2 de la centrale nucléaire de Penly . Ces départs de feu ont été provoqués par une fuite d’huile sur l’une des quatre pompes du circuit primaire, qui assurent la circulation de l’eau de refroidissement du cœur du réacteur.

La pompe primaire a non seulement cessé de jouer son rôle, entraînant une mise à l’arrêt automatique du réacteur, mais causé une suite de défaillances graves. La mise à l’arrêt a nécessité une injonction massive de bore dans le circuit primaire suite à une défaillance des barres de contrôles.

Le choc chimique a entraîné un nouvel incident quelques heures plus tard. En début de soirée, EDF a constaté une fuite d’eau anormalement élevée sur un des joints de la pompe primaire. Pour le dire autrement, le réacteur a connu une perte massive de réfrigérant primaire heureusement recueilli par les circuits de secours. Les débits de fuite interne à la pompe ont décru très rapidement au fur et à mesure de la baisse de la pression du circuit primaire, et ont atteint les valeurs nominales durant la nuit .

L’Autorité de sûreté nucléaire est immédiatement intervenue et rempli pleinement sa mission d’information du public . Pour autant beaucoup de questions restent encore aujourd’hui en suspens. Quatre ans après ce qu’il faut bien appeler un « accident nucléaire », les conclusions définitives sur les causes, les mécanismes et les conséquences de cet événement ne sont toujours pas publiées.

En aucun cas cet événement ne peut se résumer à une défaillance humaine . Si les facteurs organisationnels et humains contribuent aux défaillances de l’industrie nucléaire, il est abusif de tenir les salariés de cette industrie comme seuls responsables des innombrables écarts observés dans les centrales . Les défauts de maintenance, la vétusté et les fragilités des installations sont à l’origine de l’essentiel des incidents dans un parc nucléaire usé et obsolète.

Quatre ans après cet accident, le Collectif STOP-EPR demande à l’Autorité de sureté nucléaire de publier l’ensemble des documents relatifs à l’accident survenu à Penly le 5 avril 2012. Il est urgent d’établir un retour d’expérience de cet événement au combien significatif alors qu’EDF s’emploie à prolonger l’exploitation des réacteurs de 1 300 MWe. Sans la prise en compte de la défaillance et de la fragilité des motopompes primaires comment EDF pense-t-elle faire durer des réacteurs dont le manque de robustesse est évident ?

Pour plus d’information vous pouvez consulter le dossier établi par le Collectif STOP-EPR ni à Penly ni ailleurs sur l’accident du 5 avril 2012 à Penly

Si ce n’était pas si grave ce serait presque drôle…

Regard du Collectif STOP-EPR ni à Penly ni ailleurs sur l’exercice national de crise organisé le 13 octobre 2015 autour du CNPE de Penly

La sûreté nucléaire en France est si importante en France qu’elle se met en scène. Fréquemment des exercices d’accident sont organisés autour des centrales. En septembre 2010 un épisode de ce genre avait eu lieu à Penly. La préfecture voulait alors simuler un exercice d’évacuation des populations. Le scénario était presque parfait. La mise en œuvre fut bien moins brillante[1] en dépit des efforts de communications pour rassurer la population[2]. Le Collectif STOP-EPR ni à Penly ni ailleurs avait pu circuler sans gêne dans le périmètre d’évacuation croisant des riverains qui n’étaient même pas au courant de l’exercice, d’autres s’en moquant ouvertement.

Cinq ans plus tard, l’Etat et l’exploitant nucléaire ont remis ça. Le 13 octobre 2015 un nouvel exercice national de crise a été organisé à Penly. Mais cette fois ci on a eu affaire à un simple « exercice d’Etat-major » mobilisant les pouvoirs publics et les collectivités locales[3]. Comme quoi si préparer le territoire à l’accident nucléaire est une chose, associer la population en est une autre. L’exercice s’est déroulé à l’intérieur de la centrale et dans les installations de crise des pouvoirs publics et de l’Autorité de sureté sans oublier bien évidemment le centre de crise d’EDF avenue de Wagram.

Le Collectif STOP-EPR ni à Penly ni ailleurs a suivi avec attention le déroulement de cet exercice si particulier. Un d’entre nous a pu accéder au Centre national de crise (CNC) de l’Autorité de sûreté nucléaire alors qu’une équipe s’est rendue sur le terrain à la rencontre des populations et des élus locaux.

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