Archives pour la catégorie EPR Penly III

Non à la prolongation de l’Autorisation de création de l’EPR à Flamanville

Depuis quelques heures l’information circulent déjà sur tous les réseaux sociaux. Les grands médias nationaux en font écho. Huit associations, le CRILAN, la CRIIRAD, France Nature Environnement, Greenpeace, l’Observatoire du Nucléaire, Notre Affaire à Tous et le Collectif Stop EPR Ni à Penly ni Ailleurs viennent de déposer un recours en contentieux pour faire annuler le décret d’autorisation de création de l’EPR de Flamanville modifié le 23 mars 2017.

EDF a une nouvelle fois bénéficié d’un blanc-seing de l’Etat pour prolonger pendant 3 années supplémentaires la construction d’un 3e réacteur nucléaire sur le site du CNPE de Flamanville.

En dépit d’un chantier chaotique, de nombreux incidents, d’accidents mortels, de malfaçons et d’irrégularités, l’industrie nucléaire peut poursuivre ses opérations sur le littoral de la manche alors qu’elle ne maîtrise ni les délais, ni les coûts ni la technologie mise en œuvre.

Considérant les modifications apportées à l’installation au cours de dix années de travaux, considérant les doutes anciens sur la qualité des équipements importants pour la sécurité assemblés, considérant la procédure toujours en cours de validation de la cuve, considérant les incertitudes sur le coût du KWh qui serait produit par l’EPR, considérant les risques nucléaires et chimiques auxquels cette installation expose le public et l’environnement, considérant le défaut d’information du public et l’absence d’une concertation digne de ce nom, le Collectif STOP-EPR ni à Penly n’est ailleurs s’est joint à la démarche commune des associations environnementales et antinucléaires pour annuler la décision de Bernard Cazeneuve.

Plus que jamais l’EPR apparaît comme cher, inutile et dangereux

Nous en appelons à la sagesse du juge administratif pour ramener le pouvoir politique et les intérêts industriels à la raison…

Le projet EPR est un chemin qui mène nulle part à l’heure où la maîtrise de consommation d’énergie et la montée en puissance des énergies renouvelables garantissent la sécurité des approvisionnements en électricité à un coût socialement acceptable

contact presse : Guillaume Blavette (06 62 29 50 48)

Présentation de la démarche de justification des propriétés mécaniques du couvercle et du fond de la cuve de l’EPR de Flamanville 3

Le 6 avril 2016 a eu lieu à Paris la deuxième réunion du groupe d’expertise pluraliste constitué à l’initiative de l’ANCCLI, après la révélation par l’Autorité de sûreté nucléaire, en avril 2015, de défauts de fabrication sur les calottes haute et basse de la cuve du réacteur EPR en construction à Flamanville.

vous trouverez ci-dessous les documents présentés à cette occasion par l’Autorité de sûreté et l’Institut de radioprotection :

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Documents relatifs à la cuve de l’EPR de Flamanville

Le 02 décembre 2015, le Collectif STOP-EPR ni à Penly ni ailleurs a participé à la réunion du groupe d’expertise pluraliste constituée par l’Association nationale des comité et commission locale d’information (ANCCLI) sur l’instruction technique du dossier de qualification de la cuve du réacteur EPR de Flamanville.

Veuillez trouver ci-dessous, les documents de travail communiqués par l’Autorité de sûreté nucléaire et l’Institut de radioprotection et de sûreté nucléaire à cette occasion :

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STOP-EPR interpelle les candidats à la présidence de la région Normandie

Monsieur le Candidat à la présidence du Conseil régional de Normandie,

Au vu des récentes expertises menées par l’Institut de Radioprotection et de sureté nucléaire sollicité par l’Autorité de sureté nucléaire et l’Association nationale des comités et commission locales d’information auprès des installations nucléaires de base, le réacteur EPR en construction sur le site du CNPE de Flamanville est l’objet de très vives interrogations. Des investigations sont en cours pour établir si l’exploitation de cette installation est envisageable et sous quelles conditions.

La robustesse de la cuve, l’opérabilité des matériels nécessaires à la maitrise des situation d’urgence et la résistance de l’enceinte de confinement ne semblent pas attestées à ce jour. Tout porte à croire que le réacteur de type EPR ne correspond pas aux référentiels de sureté en vigueur établis par l’Agence internationale de l’énergie atomique[i].

Non seulement ce chantier qui n’en finit pas a déjà englouti des sommes considérables aux dépends du développement économique du territoire, mais aujourd’hui après de trop nombreux incidents et accidents il ne présente pas les garanties de sureté annoncées.

Loin d’apporter des réponses au risque nucléaire, l’EPR est une machine défaillante. Au regard des informations publiées par les autorités compétentes, ce réacteur se distingue par une bien moindre robustesse que les si fragiles installations aujourd’hui en exploitation.

Non seulement la probabilité d’un accident s’en trouve accrue mais les conséquences seraient sans commune mesure avec celles dramatiques déjà observées à Tchernobyl ou à Fukushima[ii]. La catastrophe serait pire encore si EDF décidait de charger du combustible de type « Mox[iii] » comme annoncé lors de l’autorisation de création…

Vous vous représentez, je l’espère, Monsieur le Candidat à la présidence du Conseil régional de Normandie, les conséquences sur la Normandie d’un tel accident. Des milliers de km² seraient durablement inhabitables et impropres à toute activité humaine quelles que soient les ambitions du Plan national de réponse Accident nucléaire ou radiologique majeur[iv]. Des centaines de milliers de personnes seraient jetées sur les routes et la vitalité économique du territoire serait brisée comme on peut le voir à Fukushima[v]. Sans parler bien évidemment des coûts qui seraient assumés par le Conseil régional…

C’est une terrible épée de Damoclès qui plane au-dessus de nos têtes. On peut donc se demander s’il est nécessaire de rajouter aux menaces déjà colossales des 8 réacteurs en exploitation dans la région et de l’Usine AREVA de La Hague un risque supplémentaire ?

Ne pensez-vous pas dès lors, Monsieur le Candidat à la présidence du Conseil régional de Normandie, qu’il est temps de mettre un terme au projet EPR sur le site de Flamanville ?

Si vous ne disposez pas du pouvoir d’ordonner la mise à l’arrêt définitif d’une installation nucléaire de base, la loi NOTRE[vi] et la loi TEPCV[vii] vous apporte des outils pour réorienter le modèle énergétique régional vers une transition effective fondée sur les économies d’énergie et les énergies renouvelables. Non seulement cela est possible mais c’est nécessaire ne serait-ce que pour l’emploi et l’activité économique[viii].

Loin de pénaliser la Normandie, terre d’énergies sales, un arrêt de l’EPR marquerait une authentique rupture avec un modèle de développement qui n’a jamais apporté ni la prospérité ni les emplois promis.

Aurez-vous donc l’audace de rompre avec le silence de vos prédécesseurs et de demander à l’Etat d’en finir une fois pour toute avec le mythe EPR à Flamanville, Penly et ailleurs ?

Vous trouverez ci-dessous quelques précisions sur les débats en cours sur la robustesse du réacteur EPR de Flamanville

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Des rumeurs sur la relance du projet Penly III à la mesure de la crise de l’industrie nucléaire

L’industrie nucléaire ne finit pas de s’effondrer. AREVA coule et la situation économique d’EDF n’est guère meilleure. Quelles que soient les paroles du gouvernement la crise ne fait que s’approfondir. Les syndicats l’ont bien compris et le mouvement de grève du 2 juin est un chant du cygne.

La faillite de l’ambition nucléaire de la France est un fait . Les mesures d’urgence envisagées par le gouvernement Valls n’y changeront rien . Il n’y a guère que le Parti communiste qui croit que la mise en œuvre du Rapport Roussely pourra garantir la pérennité d’une industrie exsangue.

Pourtant le lobby nucléaire ne renonce pas. Il est prêt à tout pour laisser croire que le règne de l’atome n’est pas terminé. Ainsi un cadre de la CFDT a déclaré hier que « François Hollande pourrait annoncer, en juillet, la confirmation de la réalisation d’un EPR pour la centrale de Penly. »

La déclaration est audacieuse mais totalement déconnectée de la réalité. Si en effet deux emplacements existent sur le site de Penly, tout laisse croire qu’il n’est pas question pour EDF de relancer un projet ici avant le début de la prochaine décennie.

Ni la santé financière d’EDF ni la maitrise de la technologie ne permettent de garantir la réalisation d’un EPR. L’exploitant nucléaire est trop occupé à essayer de mener à leur terme des « Grands Carénages » qui ne peuvent garantir la poursuite d’exploitation rêvée par les partisans de l’atome.

Il serait temps que chacun reconnaisse que le nucléaire n’est pas un vecteur de développement durable mais une charge considérable qui bloque la possibilité même d’une authentique transition énergétique .

Un EPR n’est pas un projet viable, ni à Penly ni ailleurs. Un ATMEA ne le serait pas non plus. Faudrait-il encore que l’Etat ait le courage de le reconnaitre en cette année de Conférence internationale sur le climat…