Archives pour la catégorie Activités à la CLIn

EDF essaie de nous faire croire qu’un accident nucléaire pourrait être maitrisé

Demain aura lieu un exercice de la Force d’action rapide nucléaire (FARN) à Penly. EDF déploiera des moyens de secours pour tester ses capacités à maitriser un accident nucléaire.

Le Collectif STOP-EPR ni à Penly ni ailleurs est satisfait de constater que l’exploitant nucléaire tient un des engagements pris en réaction de la catastrophe de Fukushima. La FARN semble en effet être opérationnelle.

Pour autant la mise en œuvre de ces moyens d’intervention ne peut être considérée comme suffisante. Nous aurions apprécié qu’EDF mette autant d’ardeur à déployer les diesels d’ultime secours et à réaliser le fameux « noyau dur » requis par l’Autorité de contrôle.

L’important face au risque nucléaire n’est-il pas de maitriser ce risque à la source ?

Or aujourd’hui une grande diversité d’éléments amène à considérer qu’à l’issue de trente années d’exploitation voire de quarante années pour les plus anciennes d’entre elles, les centrales nucléaires du parc français sont dans un état nettement dégradé.

EDF a rogné toutes ses marges de sûreté et la robustesse des installations donne à voir des signes évidents de faiblesse que le programme de « Grand carénage » n’a pas réussi à compenser.

La FARN, un modeste pansement sur une jambe de bois

Si la FARN vient à intervenir ce sera donc dans des centrales usées et obsolètes dont l’état réel est mal connu. Des centrales où la capacité des équipements à faire face à des situations accidentelles pose question. Des centrales qui avaient été jugées très sévèrement en 2012 par la Commission européenne à l’issue des stress test demandés face au spectacle de la catastrophe de Fukushima.

Penly un site problématique exposé à la colère de Neptune

Sur certains sites les interventions de la FARN peuvent s’avérer très difficile. C’est en particulier le cas de Penly.

En effet ici l’Hiver, la Manche peut se montrer très violente exposant une centrale construite quelques mètres à peine au-dessus du niveau des hautes eaux à des périls immenses.

La FARN serait-elle en capacité d’intervenir un jour de tempête avec un vent soufflant à plus de 80 Km/h ? Dispose-t-elle des équipements nécessaires pour garantir l’alimentation électrique et la source froide nécessaires au contrôle d’un réacteur ? Pourra-t-elle protéger les équipements auxiliaires des risques de submersion ?

beaucoup de questions se posent. Et ce n’est pas un beau jour d’automne que l’on pourra tester des capacités d’intervention de la FARN en toute circonstance…

Le nucléaire sûr n’existe pas !

contact presse : Guillaume Blavette 06 62 29 50 48

2017, une année antinucléaire en Normandie

Comme en 2017, le Collectif STOP-EPR ni à Penly ni ailleurs publie à l’occasion de son assemblée générale ordinaire un bilan de son action en compilant les comptes-rendus des réunions mensuelles qui ont ponctué l’année :

 

La collégiale invite adhérent(e)s et sympathisant(e)s à participer à l’Assemblée générale 2018 qui se tiendra le samedi 24 mars 2018 à la Maison des Associations et de la Solidarité de Rouen de 14 h à 18 h.

L’importance des enjeux impose que chacun(e) s’engage dans une action antinucléaire résolue afin d’obtenir la mise à l’arrêt définitif d’installations vétustes et obsolètes dont les impacts sont sans commune mesure avec ceux des autres installations classées si nombreuses en Seine-Maritime.

La sortie du nucléaire a besoin de vous !

Contribution du Collectif STOP-EPR à la commission d’enquête sur la sûreté et la sécurité des installations nucléaires

Le mercredi 31 janvier 2018, l’Assemblée nationale a validé la création d’une commission d’enquête sur la sûreté et la sécurité des installations nucléaires. Trente députés enquêteront sur le sujet, conformément à la demande déposée par Barbara Pompili et le groupe La République en marche (LRM) le 20 décembre 2017[1]. Tous les groupes parlementaires, à l’exception du groupe Les Républicains (LR), ont voté en faveur de l’ouverture de cette enquête. Le 24 janvier, la commission du développement durable et de l’aménagement avait déjà validé le rapport présenté par Barbara Pompili (LRM, Somme)[2].

 « L’augmentation du nombre d’incidents survenus au cours de ces dernières années et, singulièrement au cours de ces derniers mois, au sein des centrales nucléaires françaises, ainsi que les incursions répétées de militants opposés à l’énergie nucléaire ont conduit [les parlementaires de la majorité à demander la création] d’une commission d’enquête dont l’objet sera l’examen de la sûreté matérielle de nos installations nucléaires et de leur sécurité à l’égard de tout acte de malveillance », a expliqué Barbara Pompili en commission[3].

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Avis de tempête sur la sûreté nucléaire

La publication du rapport annuel de l’ASN est toujours un moment important de l’actualité nucléaire. D’année en année la date de sa publication a été repoussée donnant à voir les difficultés d’élaborer un bilan qui puisse satisfaire les exploitants, l’Etat nucléaire sans s’écarter trop de la réalité effective de la filière nucléaire.

En 2017 on a le droit à un exemplaire au mieux mélancolique. L’ASN qui ploie sous la charge de travail peine à dissimuler les pressions qui pèsent sur son activité. Elle nous livre un rapport d’une banalité confondante qui ne réussit cependant pas à cacher cette « année qui dérange » décrite par Valéry Laramée de Tannenberg dans un brillant article publié le 25 juillet 2017 par le Journal de l’environnement.

Un sursaut s’impose rapidement à Montrouge en particulier après la présentation au public d’un projet d’avis consternant sur la cuve de l’EPR.

Il n’appartient pas à l’ASN d’accompagner la politique énergétique d’un Etat en faillite qui persévère dans l’impasse nucléaire. Chacun attend d’elle qu’elle face valoir le droit de l’environnement et rappelle à la règle exploitants et industriels qui tentent chaque jour de le contourner de mille manières.

A Paluel l’hypocrisie d’EDF atteint des sommets

L’industrie atomique est à la peine. Non seulement le scandale du Creusot a cassé le peu de confiance que nous pouvions avoir dans la robustesse des installations nucléaires, mais l’exploitation du parc par EDF est calamiteuse. L’opérateur énergétique de l’Etat n’est plus en capacité de garantir l’efficience d’un moyen de production qui coute toujours plus cher sans qu’aucune dépense ne réussisse à enrayer la délitement d’une filière désormais obsolète. A Paluel le roi est nu. Ici le crépuscule du nucléaire apparaît plus nettement qu’ailleurs. Ce réacteur inutile est mort, il faudrait avoir l’honnêteté de le dire !

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