Archives pour la catégorie Activités à la CLIn

2017, une année antinucléaire en Normandie

Comme en 2017, le Collectif STOP-EPR ni à Penly ni ailleurs publie à l’occasion de son assemblée générale ordinaire un bilan de son action en compilant les comptes-rendus des réunions mensuelles qui ont ponctué l’année :

 

La collégiale invite adhérent(e)s et sympathisant(e)s à participer à l’Assemblée générale 2018 qui se tiendra le samedi 24 mars 2018 à la Maison des Associations et de la Solidarité de Rouen de 14 h à 18 h.

L’importance des enjeux impose que chacun(e) s’engage dans une action antinucléaire résolue afin d’obtenir la mise à l’arrêt définitif d’installations vétustes et obsolètes dont les impacts sont sans commune mesure avec ceux des autres installations classées si nombreuses en Seine-Maritime.

La sortie du nucléaire a besoin de vous !

Contribution du Collectif STOP-EPR à la commission d’enquête sur la sûreté et la sécurité des installations nucléaires

Le mercredi 31 janvier 2018, l’Assemblée nationale a validé la création d’une commission d’enquête sur la sûreté et la sécurité des installations nucléaires. Trente députés enquêteront sur le sujet, conformément à la demande déposée par Barbara Pompili et le groupe La République en marche (LRM) le 20 décembre 2017[1]. Tous les groupes parlementaires, à l’exception du groupe Les Républicains (LR), ont voté en faveur de l’ouverture de cette enquête. Le 24 janvier, la commission du développement durable et de l’aménagement avait déjà validé le rapport présenté par Barbara Pompili (LRM, Somme)[2].

 « L’augmentation du nombre d’incidents survenus au cours de ces dernières années et, singulièrement au cours de ces derniers mois, au sein des centrales nucléaires françaises, ainsi que les incursions répétées de militants opposés à l’énergie nucléaire ont conduit [les parlementaires de la majorité à demander la création] d’une commission d’enquête dont l’objet sera l’examen de la sûreté matérielle de nos installations nucléaires et de leur sécurité à l’égard de tout acte de malveillance », a expliqué Barbara Pompili en commission[3].

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Avis de tempête sur la sûreté nucléaire

La publication du rapport annuel de l’ASN est toujours un moment important de l’actualité nucléaire. D’année en année la date de sa publication a été repoussée donnant à voir les difficultés d’élaborer un bilan qui puisse satisfaire les exploitants, l’Etat nucléaire sans s’écarter trop de la réalité effective de la filière nucléaire.

En 2017 on a le droit à un exemplaire au mieux mélancolique. L’ASN qui ploie sous la charge de travail peine à dissimuler les pressions qui pèsent sur son activité. Elle nous livre un rapport d’une banalité confondante qui ne réussit cependant pas à cacher cette « année qui dérange » décrite par Valéry Laramée de Tannenberg dans un brillant article publié le 25 juillet 2017 par le Journal de l’environnement.

Un sursaut s’impose rapidement à Montrouge en particulier après la présentation au public d’un projet d’avis consternant sur la cuve de l’EPR.

Il n’appartient pas à l’ASN d’accompagner la politique énergétique d’un Etat en faillite qui persévère dans l’impasse nucléaire. Chacun attend d’elle qu’elle face valoir le droit de l’environnement et rappelle à la règle exploitants et industriels qui tentent chaque jour de le contourner de mille manières.

A Paluel l’hypocrisie d’EDF atteint des sommets

L’industrie atomique est à la peine. Non seulement le scandale du Creusot a cassé le peu de confiance que nous pouvions avoir dans la robustesse des installations nucléaires, mais l’exploitation du parc par EDF est calamiteuse. L’opérateur énergétique de l’Etat n’est plus en capacité de garantir l’efficience d’un moyen de production qui coute toujours plus cher sans qu’aucune dépense ne réussisse à enrayer la délitement d’une filière désormais obsolète. A Paluel le roi est nu. Ici le crépuscule du nucléaire apparaît plus nettement qu’ailleurs. Ce réacteur inutile est mort, il faudrait avoir l’honnêteté de le dire !

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A Penly, EDF fait passer ses intérêts économiques avant la sûreté nucléaire

Les informations se suivent et se ressemblent. Derrière une image vertueuse construite à grand coup d’enfumage des inspections de l’Autorité de contrôle, le CNPE de Penly a bien du mal à dissimuler le manque de robustesse de son exploitation. Le tribunal de Dieppe ne s’y est pas trompé et a condamné cette centrale. Aujourd’hui une affaire au demeurant modeste donne à voir qu’entre sûreté et rentabilité, Edf choisit la rentabilité.

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