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STOP-EPR revendique la mise à l’arrêt définitif des réacteurs nucléaires à l’occasion des 4e visites décennales

Le Haut Comité pour la transparence et l’information sur la sécurité nucléaire (HCTISN) a initié une concertation sur l’amélioration de la sûreté des réacteurs de 900 MW du parc nucléaire, dans le cadre du 4e réexamen de sûreté. Cette démarche est intéressante dans la mesure où elle permet à un large public de prendre connaissance des enjeux et de formuler des avis.

Pour autant le Collectif STOP-EPR ni à Penly ni ailleurs ne peut admettre l’intention de l’exploitant nucléaire de poursuivre l’exploitation d’installation conçues pour fonctionner tout au plus trois décennies au-delà de quarante années.

Dans le souci de contribuer à ce débat nécessaire, alors que le gouvernement s’apprête à publier une programmation pluriannuelle de l’énergie pour la décennie à venir, le Collectif STOP-EPR considère que les 4e réexamens de sûreté ne peuvent aucunement amener une amélioration de la sûreté mais doivent être l’occasion d’initier la procédure de mise à l’arrêt définitif des réacteurs en vue de leur démantèlement immédiat :

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Contribution du Collectif à l’Enquête publique sur le projet de parc éolien en mer Dieppe – Le Tréport

Depuis 10 ans le Collectif STOP-EPR ni à Penly ni ailleurs est engagée en faveur des projets de développement de parcs éoliens en mer sur le littoral de Seine-Maritime. Nous avons participé aux deux débats publics et participons à la concertation mise en œuvre par la Société EMDT.

Plus encore aujourd’hui qu’hier, STOP-EPR est convaincu que la promotion des énergies marines renouvelables constitue une alternative industrielle et énergétique en acte à la filière nucléaire qui permette d’engager enfin le territoire sur la voie d’une transition énergétique soucieuse du respect de la biodiversité, des défis posés par le changement climatique ainsi que d’un développement équilibré du littoral normand et picard.

Soutiens résolus des énergies renouvelables nous considérons plus que jamais que « l’énergie éolienne, arrivée à maturité industrielle et devenue marine, s’apprête à relever des défis d’une toute autre ampleur : la lutte contre le changement climatique, la production d’énergie sans émission de gaz à effet de serre ni déchets, le passage à une consommation économe et responsable, le soutien de la croissance verte créatrice de richesses locales et d’emplois non délocalisables. Cette énergie de l’avenir est ainsi l’une des plus dynamiques à se développer dans le monde, depuis plus de 15 ans. »

Ainsi tenons-nous à rappeler à l’occasion de cette enquête publique notre engagement résolu en faveur de l’aménagement d’un parc éolien en mer au large de Dieppe et du Tréport dans la continuité de nos interventions lors des Débats publics de 2010 et de 2015.

Voici les six principaux arguments qui nous amènent à formuler un avis très favorable en faveur d’un projet utile et nécessaire :

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STOP-EPR appelle le plus grand nombre à participer à l’enquête publique relative au projet de parc éolien en mer Dieppe-Le Tréport

Depuis plus de dix ans, le Collectif STOP-EPR ni à Penly ni ailleurs et ses partenaires associatifs attendent que des éoliennes offshore en nombre produisent de l’électricité sur le littoral normand. Après le projet de Fécamp, c’est au tour aujourd’hui du projet Dieppe-Le Tréport d’entamer la dernière ligne droite vers le début des travaux. Depuis le 16 octobre a commencé l’enquête publique relative aux ultimes autorisations qui permettront au Maitre d’Ouvrage de commencer la construction d’une alternative de grande échelle au nucléaire.

A nos côtés, participez à cette enquête publique pour la transition énergétique, le climat et la sortie du nucléaire ici et ailleurs !

vous trouverez toutes les informations nécessaires ci dessous :

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Creusot, la scandale se poursuit et concerne un nombre croissant de composants

Le 17 Juillet 2018, EDF a publié une note relative aux informations communiquées à l’Autorité de sûreté concernant les dossiers de fabrication d’équipements nucléaires réalisés à l’usine du Creusot désormais sous contrôle de l’opérateur énergétique de l’Etat[1].

Sur les 9 250 dossiers de fabrication présents à Creusot Forge : 

  • 6 000 concernent l’industrie nucléaire, dont environ un tiers concerne EDF ; 
  • 1 600 dossiers environ concernent des composants installés sur le parc nucléaire en exploitation.

Cela représente une revue de 30 dossiers en moyenne par unité de production

La vérification de l’ensemble des dossiers de fabrication de ces composants révèle 1.775 anomalies et 449 non-conformités sur les équipements de 46 de ses réacteurs nucléaires en fonctionnement. Avec 94 anomalies et 19 non-conformités pour 34 pièces fabriquées au Creusot, le réacteur 3 du Bugey (Ain) semble être le plus affecté.

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31 réacteurs concernés par de tels écarts n’ont été l’objet d’aucune décision spécifique de l’Autorité de Contrôle qui à ce jour n’a toujours pas communiqué sur cette nouvelle vague de révélations, épisode de plus dans un long feuilleton qui a débuté au printemps 2015 lorsqu’AREVA a reconnu que les calottes de la cuve du réacteur EPR de Flamanville présentent des caractéristiques dégradées au regard des paramètres requis par la réglementation en vigueur[2].

Ce ne sera jamais que la deuxième fois en 2018, qu’EDF est contrainte de publier des éléments accablants sur la qualité des fabrications réalisées par les usines de Bourgogne :

EDF vient de revoir à la hausse le nombre de défauts affectant ses réacteurs. Le dernier décompte de l’entreprise fait état de 1.063 « anomalies » (soit 553 de plus qu’en septembre 2017) et 233 « non-conformités » (soit 103 de plus) sur les équipements de 23 de ses réacteurs nucléaires en fonctionnement. A cela s’ajoutent 95 anomalies et 16 non-conformités sur les équipements de l’EPR de Flamanville révélées en septembre 2017. Ces résultats sont issus des vérifications effectuées par EDF sur l’ensemble des dossiers de fabrication des équipements en provenance de l’usine du Creusot et installés sur ses réacteurs. EDF a rendu publique cette deuxième vague de résultats jeudi 22 février.

Depuis septembre dernier, EDF a audité onze réacteurs supplémentaires : Fessenheim 2, Paluel 1 et 2, Cruas 2, Cattenom 1 et 3, Blayais 2, Tricastin 1 et 4, Gravelines 4 et Civaux 2. Avec 83 anomalies et 17 non-conformités pour 30 pièces fabriquées au Creusot, le réacteur 1 de Cattenom est le plus affecté. A l’opposé, Gravelines 4 est le moins affecté : 25 anomalies ont été découvertes sur 21 pièces et aucune non-conformité.

Les anomalies correspondent à des constats de non-conformité avec une exigence contractuelle ou réglementaire. Les non-conformités traduisent le non-respect d’une exigence interne à l’usine du Creusot, le fabricant des équipements. « Près de la moitié des constats relèvent du « traitement thermique », c’est-à-dire de la température de la pièce lors du processus de forgeage », rappelle EDF, qui ajoute que « les essais réalisés sur ces pièces par la suite dans le processus de fabrication montrent que ces constats ne remettent pas en cause les propriétés attendues de la pièce et son aptitude à fonctionner en toute sûreté ». Les autres types de constats concernent des valeurs chimiques ou encore des écarts lors des essais réalisés.

@Actu-Environnement, Philippe Collet, 23 février 2018[3]

Le bilan ne cesse de s’alourdir puisqu’avec 1 775 anomalies, le nombre des dossiers préoccupants a presque quadruplé depuis septembre 2017[4]. Le nombre de réacteurs concernés a aussi augmenté de manière non négligeable. Si en 2017 309 composants équipant 12 réacteurs étaient concernés (Chooz 2, Paluel 4, Saint-Laurent 2, Penly 1, Cruas 3, Dampierre 3, Belleville 2, Tricastin 3, Chinon B3, Nogent 1, Gravelines 2 et Bugey), aujourd’hui 46 réacteurs sur 58 sont touchés par un nombre variable d’« écarts » plus ou moins importants. Avec 93 anomalies et 19 non-conformités pour 34 pièces fabriquées au Creusot, le réacteur 3 du Bugey était déjà le plus affecté. A l’opposé, Cruas 3 était le moins affecté : 16 anomalies et 3 non-conformités ont été découvertes sur 18 pièces. Le bilan établi par WISE-Paris donne à voir que l’épidémie s’est répandue et fragilise l’essentiel du parc nucléaire sans épargner aucun palier de réacteur.

2018-07-23 (3)

Les justifications d’EDF n’ont pas pour autant évolué. Depuis deux ans le même argumentaire prévaut : « Près de la moitié des constats relèvent du traitement thermique, c’est-à-dire de la température de la pièce lors du processus de forgeage », explique EDF. Mais cela est bien évidemment sans conséquence pour la sûreté à en croire l’opérateur énergétique de l’Etat. L’entreprise estime que les essais réalisés sur ces pièces au cours de leur fabrication « montrent que ces constats ne remettent pas en cause les propriétés attendues de la pièce ». Les autres constats concernent des valeurs chimiques ou encore des écarts lors des essais réalisés dont les conséquences sur la tenue mécanique des équipements sont toujours minorées voire niées. Et on retrouve les mêmes arguties que sur la cuve de l’EPR : si les marges ont été rognées par ces défauts, elles restent suffisantes…

Cette stratégie de communication couverte par l’Autorité de contrôle ne convainc personne. Le parc nucléaire français se caractérise aujourd’hui par des équipements mal conçus, mal fabriqués dont on ne connaît peu l’état effectif après trois décennies d’exploitation… voire quatre pour les réacteurs les plus anciens. Tout cela ne dit rien qui vaille à l’heure où EDF prétend poursuivre l’exploitation du parc nucléaire au-delà de 40 ans !

« Une rupture irréversible de la confiance dans la sûreté des installations » 

L’ampleur de la crise, même si elle ne remet pas en cause la qualité de tous les composants dont les dossiers ont été expertisés, met en cause la doctrine française de sûreté qui  repose sur le principe fondamental de qualité des composants installés dans les réacteurs.

A l’heure où le gouvernement prépare les Programmations pluriannuelles de l’énergie pour la décennie à venir, il serait très choquant que les doutes sur la robustesse des composants équipant les réacteurs nucléaires ne soient pas pris en compte.

Un état des lieux pluraliste et contradictoire  s’impose, dans les commissions locales d’informations concernées, afin d’établir si les réacteurs où des composants irréguliers sont installés peuvent continuer à fonctionner dans des conditions de sûreté acceptables.

« des mesures d’urgence s’imposent »

Il est impératif que les composants défectueux soient changés au plus tôt afin de garantir des marges de sûreté conformes aux nouvelles exigences internationales selon lesquelles chaque réacteur doit désormais correspondre au référentiel EPR.

En cas d’impossibilité, une seule solution s’impose dans le respect du droit de tou(te)s de vivre dans un environnement équilibré respectueux de la santé publique, à savoir la mise à l’arrêt au moins temporaire de l’installation. L’ASN a su le faire pour Fessenheim 2, il convient aujourd’hui d’étendre la démarche à l’ensemble des réacteurs fragilisés par des composants irréguliers voire défaillants…

notes :

[1] https://www.edf.fr/groupe-edf/nos-energies/nucleaire/segregation-carbone-et-dossiers-de-fabrication-creusot-forge/dossiers-de-fabrication

[2] https://www.asn.fr/index.php/Informer/Actualites/EPR-de-Flamanville-anomalies-de-fabrication-de-la-cuve

[3] https://www.actu-environnement.com/ae/news/edf-non-conformites-reacteurs-pieces-creusots-30732.php4

[4] Le 14 septembre 2017, EDF annonce avoir découvert 471 « anomalies » et 130 « non-conformités » sur les équipements de douze de ses réacteurs nucléaires en fonctionnement. A cela s’ajoutent 95 anomalies et 16 non-conformités découvertes sur les équipements de l’EPR de Flamanville en cours de construction.

https://www.actu-environnement.com/ae/news/edf-aomalies-non-conformites-equipement-creusot-29652.php4

Conférence-Débat Les Collectivités locales et la transition énergétique

Le Collectif STOP-EPR ni à Penly ni ailleurs engagé depuis sa création en 2009 dans la promotion de la transition énergétique et de toutes les initiatives qui peuvent concourir à diminuer la part du nucléaire organise le 20 juin 2018 avec ses partenaires et amis de l’agglomération de Rouen une Conférence-Débat sur le rôle des Collectivités locales dans la transition énergétique.

Affiche 20 juin

 

A l’issue d’une présentation du scénario négaWatt une table ronde permettra d’envisager ensemble opportunités, leviers et objectifs d’une transition énergétique à l’échelle d’un territoire comme l’agglomération de Rouen.

Venez nombreu(se)x participez à cette soirée pour discuter ensemble de ce qui peut être fait à l’échelle d’un territoire comme la Métropole Rouen Normandie pour mettre en œuvre une transition énergétique soutenable, démocratique et solidaire qui associe la protection de l’environnement et lutte contre la précarité énergétique.