Archives pour la catégorie Politique énergétique

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STOP-EPR publie un cahier d’acteur à l’occasion du Débat public sur le 4e parc éolien en mer sur le littoral normand

Du 15 novembre 2019 au 19 août 2020, le débat public « En mer, en Normandie, de nouvelles éoliennes ? » porte sur le futur appel d’offres de l’Etat, pour la construction d’un parc éolien au large des côtes normandes.

Il s’inscrit dans l’engagement de l’Etat d’atteindre ses objectifs de développement des énergies renouvelables et de diversification du système énergétique français (Loi énergie climat et PPE).

Dans la continuité de notre engagement en faveur de la filière Offshore, nous publions aujourd’hui un cahier d’acteur afin de demander une planification économique et environnementale robuste qui permette enfin l’affirmation de ce nouveau mode de production d’électricité indispensable à la transition énergétique c’est-à-dire à l’arrêt du nucléaire.

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L’Etat en Normandie reconnaît la crise climatique mais reste bien timide et surtout oublie de parler du nucléaire

La préfecture de la Région Normandie a publié en juillet dernier une série des documents dans le cadre de l’élaboration du « profil environnemental » du territoire[1]. Il est appréciable que ces informations soient présentées au public. Pour autant, elles sont bien moins détaillées que celles publiées par une autre institution régionale, l’ORECAN, produit de la fusion des Observatoires régionaux constitués au cours de la précédente mandature en Basse et Haute Normandie[2].

Ce n’est pas la seule différence entre ce qui est proposé aujourd’hui par les services déconcentrés de l’Etat et ce qui était jusque là disponible sur le site des DREAL de Normandie. Bon nombre de données passent à la trappe donnant à voir une conception pour le moins réductrice de la question climatique. C’est le cas en particulier du bilan énergétique du territoire pourtant indispensable pour comprendre les causes et les conséquences du changement climatique.

Le problème est que l’Etat persiste à proposer une conception édulcorée de la crise climatique alors même que la journée mondiale d’action pour le climat a donné à voir une très forte très forte préoccupation pour le climat ici[3] et ailleurs[4]. Un document établi à partir d’une note de Juillet 2010 du Commissariat général au développement durable[5] présente la même vision incomplète et réductrice du changement climatique… de ses causes et de ses conséquences effectives.

En l’état, ce document n’est pas acceptable. Le Collectif STOP-EPR ni à Penly ni ailleurs le publie afin d’amener le plus grand nombre à s’exprimer sur l’élaboration d’un authentique état des lieux qui mettent en évidence non seulement les effets déjà observables du changement climatique mais les nécessaires efforts à réaliser au titre de l’adaptation et de l’atténuation du changement climatique. Le premier est bien évidemment de reconnaître l’extraordinaire faiblesse du profil énergétique de la région connu depuis longtemps[6] et plus particulièrement des centrales nucléaires obsolètes exposées à l’évolution du milieu marin et du trait de côte.

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Contribution du Collectif STOP-EPR ni à Penly ni ailleurs à la Consultation publique sur le projet de Plan Climat Air énergie de la Métropole Rouen Normandie

Depuis le 12 février 2019, la Métropole Rouen Normandie soumet au public le projet de Plan Climat Air énergie territorial requis par la Loi de Transition énergétique afin de traduire en actes les orientations présentées avec le WWF lors de la COP21 locale de novembre 2018.

Le Collectif STOP-EPR ni à Penly ni ailleurs en tant qu’association rouennaise présente aujourd’hui sa contribution à cette consultation en commentant 22 des 40 fiches actions proposés par la Métropole pour atteindre les objectifs de baisse des émissions de gaz à effet de serre, de réduction des consommations d’énergie et d’amélioration de la qualité de l’air.

vous trouverez ci-dessous notre contribution :

Comment l’Etat soutient l’option nucléaire dans la PPE 2018-2028

Le ministre de la Transition écologique et solidaire, dans le cadre de la présentation de la Stratégie française pour l’énergie et le climat, a présenté le 25 janvier 2019 l’intégralité du projet de Programmation pluriannuelle de l’énergie (PPE) pour la période 2018-2028 qui qui fixe les grandes orientations de la politique énergétique de la France pour les prochaines années.

Ce document plus encore que la précédente PPE enraye la transition énergétique par un flux neutronique puissant. Non seulement les objectifs de réduction de la consommation d’énergie sont revus à la baisse mais la montée en puissance des énergies renouvelables est sévèrement contingentée. Le virage qui n’a pas été pris en 2016 ne risque pas de l’être. Tout dans cette nouvelle PPE à la sauce Macron vise à consolider les actifs d’EDF en recommandant la poursuite d’exploitation de la plupart des réacteurs nucléaires au-delà de 50 ans.

Le gouvernement, en débit d’un Débat public très riche au printemps dernier, n’entend pas les innombrables voix en faveur de la transition pour persévérer sur un chemin qui ne mène nulle part si ce n’est vers la catastrophe nucléaire.

Nous sommes bel et bien en présence d’un déni de la réalité qui postule un triplement des exportations d’électricité, la généralisation des compteurs dits intelligents et l’électrification du mix énergétique européen.

Une consultation sera bientôt ouverte. Il convient que tous ceux et celles qui sont attachés à la transition énergétique et à une sortie authentique du nucléaire s’y exprime. Afin d’aider chacun à se faire une opinion par lui même, le Collectif STOP-EPR ni à Penly ni ailleurs vous propose un petit florilège de cette PPE, stade suprême de la nucléarisation de la politique énergétique.

A lire ci-dessous :

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STOP-EPR revendique la mise à l’arrêt définitif des réacteurs nucléaires à l’occasion des 4e visites décennales

Le Haut Comité pour la transparence et l’information sur la sécurité nucléaire (HCTISN) a initié une concertation sur l’amélioration de la sûreté des réacteurs de 900 MW du parc nucléaire, dans le cadre du 4e réexamen de sûreté. Cette démarche est intéressante dans la mesure où elle permet à un large public de prendre connaissance des enjeux et de formuler des avis.

Pour autant le Collectif STOP-EPR ni à Penly ni ailleurs ne peut admettre l’intention de l’exploitant nucléaire de poursuivre l’exploitation d’installation conçues pour fonctionner tout au plus trois décennies au-delà de quarante années.

Dans le souci de contribuer à ce débat nécessaire, alors que le gouvernement s’apprête à publier une programmation pluriannuelle de l’énergie pour la décennie à venir, le Collectif STOP-EPR considère que les 4e réexamens de sûreté ne peuvent aucunement amener une amélioration de la sûreté mais doivent être l’occasion d’initier la procédure de mise à l’arrêt définitif des réacteurs en vue de leur démantèlement immédiat :