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Everything You Always Wanted to Know About EPR’s vessel

La rumeur s’emballe. La cuve de l’EPR serait bonne pour le service. EDF et AREVA à grand renfort de communication voudraient mettre chacun devant le fait accompli. Sauf que les choses ne sont pas si simples. Non seulement les motifs qui ont amené l’Autorité de contrôle à mettre en cause l’aptitude au service de la cuve de l’EPR sont réels et sérieux mais ils révèlent la défaillance de l’ensemble d’une filière industrielle. La cuve de l’EPR n’est jamais que l’exemple le plus évident d’une impasse technologique.

L'EPR et la cuve de cristal

Afin d’éclairer le débat, le Collectif STOP-EPR ni à Penly ni ailleurs présente aujourd’hui quelques documents publiés depuis l’automne 2015 sur la cuve et sa fabrication dans les vieilles forges de Bourgogne. Plutôt que d’asséner une analyse toute faite, nous préférons livrer à  l’attention de chacun(e) des éléments effectifs qui donnent à voir l’ampleur du problème et les innombrables démarches mises en œuvre pour tenter d’expliquer que la fragilité du cœur du réacteur n’est pas si grave…

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Non à la prolongation de l’Autorisation de création de l’EPR à Flamanville

Depuis quelques heures l’information circulent déjà sur tous les réseaux sociaux. Les grands médias nationaux en font écho. Huit associations, le CRILAN, la CRIIRAD, France Nature Environnement, Greenpeace, l’Observatoire du Nucléaire, Notre Affaire à Tous et le Collectif Stop EPR Ni à Penly ni Ailleurs viennent de déposer un recours en contentieux pour faire annuler le décret d’autorisation de création de l’EPR de Flamanville modifié le 23 mars 2017.

EDF a une nouvelle fois bénéficié d’un blanc-seing de l’Etat pour prolonger pendant 3 années supplémentaires la construction d’un 3e réacteur nucléaire sur le site du CNPE de Flamanville.

En dépit d’un chantier chaotique, de nombreux incidents, d’accidents mortels, de malfaçons et d’irrégularités, l’industrie nucléaire peut poursuivre ses opérations sur le littoral de la manche alors qu’elle ne maîtrise ni les délais, ni les coûts ni la technologie mise en œuvre.

Considérant les modifications apportées à l’installation au cours de dix années de travaux, considérant les doutes anciens sur la qualité des équipements importants pour la sécurité assemblés, considérant la procédure toujours en cours de validation de la cuve, considérant les incertitudes sur le coût du KWh qui serait produit par l’EPR, considérant les risques nucléaires et chimiques auxquels cette installation expose le public et l’environnement, considérant le défaut d’information du public et l’absence d’une concertation digne de ce nom, le Collectif STOP-EPR ni à Penly n’est ailleurs s’est joint à la démarche commune des associations environnementales et antinucléaires pour annuler la décision de Bernard Cazeneuve.

Plus que jamais l’EPR apparaît comme cher, inutile et dangereux

Nous en appelons à la sagesse du juge administratif pour ramener le pouvoir politique et les intérêts industriels à la raison…

Le projet EPR est un chemin qui mène nulle part à l’heure où la maîtrise de consommation d’énergie et la montée en puissance des énergies renouvelables garantissent la sécurité des approvisionnements en électricité à un coût socialement acceptable

contact presse : Guillaume Blavette (06 62 29 50 48)

Déchets nucléaires, le grand oublié du débat électoral

L’Autorité de sûreté nucléaire a publié sur son site le 23 mars 2017, la version définitive du Plan national de gestion des matières et déchets radioactifs 2016-2018 conformément à la loi du 28 juin 2006 relative à la gestion durable des matières et déchets radioactifs. Sa lecture donne à voir les difficultés de l’Etat à garantir une gestion soutenable des matières radioactives accumulées sans modération en France.

Si quelques candidats à cette élection présidentielle envisage une sortie du nucléaire fut-elle modeste[i], personne ne parle n’aborde la question épineuse des impacts de l’industrie nucléaire sur l’environnement et la santé publique. Les arguments développés pour ou contre le nucléaire sont principalement économiques alors que le problème principal est ailleurs. Il est à la fois sanitaire parce que le nucléaire utilise, transforme et dissémine des produits particulièrement toxiques, et démocratique parce que souvent on a l’impression que les remarques légitimes de la société civile ne débouchent pas sur des mesures effectives. Tout semble continuer comme si de rien n’était au mépris des risques et des incertitudes qui entourent l’utilisation de matières radioactives[ii].

Il est temps de mettre un terme aux usages industriels et militaires des substances radioactives et d’enfin concevoir une gestion responsable de la montagne de déchets que laisse à la planète une industrie inconséquente!

si vous en doutez, lisez le long dossier qui suit :

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