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Activists from Greenpeace Africa simulate nuclear pollution on the beach in Sea Point , Cape Town as part of the launch of its nuclear campaign for 2012 The simulated nuclear pollution exercise seeks to increase public interest around nuclear energy.

L’environnement au péril de la filière nucléaire

A l’heure où d’aucuns succombent aux sirènes du thuriféraire de l’atome, Jean-Marc Jancovici, il est utile de rappeler quelques idées simples au sujet de la filière électronucléaire. Sa fragilité ne saurait se résumer aux seuls risques de l’usage de substances radioactives. Elle est la résultante d’un procès de production qui implique l’usage d’une grande diversité de substances chimiques pour le moins dangereuses[1]. Chose souvent méconnue, les centrales nucléaires disposent ainsi du droit d’entreposer de grandes quantités d’effluents et surtout de les rejeter dans le milieu naturel.

L’exploitation de la filière nucléaire expose ainsi l’environnement chaque jour à des impacts « non nuls » qu’il est de plus en plus difficile de négliger au vu des résultats des recherches les plus récentes. Après une décennie de débat autour du tritium[2], plus personne aujourd’hui ne considère que l’exposition à des faibles doses sur la durée est sans conséquence[3]. La justice reconnaît ce problème depuis de nombreuses années et les condamnations d’EDF sont de plus en plus nombreuses puisqu’en dernier recours l’exploitation des centrales met en cause l’objectif de restauration du bon état écologique du milieu aquatique[4]. Par leurs rejets les centrales nucléaires disséminent dans l’environnement non seulement des radionucléides pour la plupart artificiels mais aussi des polluants chimiques sans oublier bien évidemment les effets thermiques qui en cette période de canicule justifient la mise à l’arrêt de nombreuses tranches.

La Normandie avec 8 réacteurs nucléaires en exploitation et l’usine de traitement des combustibles usés de La Hague est un parfait exemple pour observer quels sont les impacts du nucléaire sur l’environnement, les quantifier et surtout envisager comment ils pourraient être réduits si l’exploitant mettait en œuvre les meilleures techniques disponibles.

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Un rapport accablant qui donne à voir l’effondrement technique et organisationnel de la filière nucléaire

Le lundi 28 octobre 2019, Jean-Martin Folz a remis le rapport « La construction de l’EPR de Flamanville » au ministre de l’Économie et des Finances Bruno Le Maire et au Président Directeur Général d’EDF Jean-Bernard Lévy[1]. Le constat est accablant pour le maître d’ouvrage. La presse en fait un large écho[2] :

« Remis le 25 octobre à Bruno Le Maire, le rapport de Jean-Martin Folz sur la construction de l’EPR de Flamanville est sans réelles surprises et sans concession. Après avoir retracé l’historique du projet en le replaçant dans les contextes politiques, l’ex-PDG de PSA Peugeot-Citroën de 1997 à 2007, liste les causes successives de décalage de coûts et de délais qui ont fait passer un projet de construction de réacteur nucléaire de troisième génération qui devait coûter 3,2 milliards d’euros et durer 54 mois (soit 4 ans et demi) à un chantier de 12,4 milliards d’euros qui aura, au mieux, duré 15 ans ! Et encore, si aucun nouveau dérapage ne survient[3]. »

Il faut dire que depuis 2007, ce chantier a accumulé les déboires[4]. En septembre dernier EDF a du une fois encore reconnaître une augmentation des coûts et un allongement de la durée de construction[5] suite à l’affaire des traitements thermiques défectueux sur des équipements sous pression[6]. Pour autant le gouvernement tergiverse ne prenant pas la mesure du problème industriel et énergétique que ce rapport met en évidence[7].

Pour le Collectif STOP-EPR ni à Penly ni ailleurs trois constats s’imposent à la lecture du rapport Folz. Le projet EPR est invalidé dans la mesure où :

  1. le processus décisionnel a été pour le moins erratique ;
  2. la conduite de projet fragile ;
  3. et l’appareil industriel défaillant.

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La gestion des déchets radioactifs est un gouffre financier

La Cour des comptes a publié le 04 juillet 2019 un rapport très intéressant sur l’aval du cycle du combustible. L’air de rien les sages de la rue de Cambon donne à voir la gabegie économique qui prévaut après la sortie des réacteurs des combustibles usés utilisés pendant quelques mois pour fabriquer l’électricité la plus dangereuse et la plus polluante qui soit.

Non seulement la gestion des matières et déchets radioactifs qui prévaut en France abouti à une accumulation délirante de matières dites valorisables dans l’espoir de développer un jour un parc complet de surgénérateur mais le coût de cette accumulation qui passe par le traitement des combustibles usés fait peser sur nos factures d’électricité une pression qui n’est plus acceptable à l’heure de la transition énergétique.

Le Collectif STOP-EPR ni à Penly ni ailleurs vous propose quelques morceaux choisis piochés dans la littérature officielle pour prendre la mesure de la gabegie atomique :

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STOP-EPR ni à Penly ni ailleurs propose son cahier d’acteur pour exprimer sa position sur la gestion des déchets nucléaires

Dans la continuité de notre engagement au sein de la CLIN Paluel-Penly et de la préparation du Débat public sur le 5e Plan national de gestion des matières et déchets radioactifs, STOP-EPR présente aujourd’hui un cahier d’acteur à la commission particulière du débat public.

Il s’agit là pour de rappeler notre attachement à la procédure de Débat public et la confiance que nous avons acquise au fil des nombreux Débats publics auxquels nous avons participé depuis 10 ans.

Nous regrettons vivement que des organisations appellent au boycott de ce débat public au prétexte d’une répression violente et disproportionnée dont ni le maitre d’ouvrage (ASN & DGEC) ni la CNDP sont responsables.

L’urgence environnementale et sanitaire doit amener le plus grand nombre à s’emparer de ce débat public d’abord pour prendre la mesure de la gabegie atomique française et exiger une gestion sûre, durable et responsable de déchets qu’il faut arrêter de produire dans les plus brefs délais.

 

 

STOP-EPR revendique la mise à l’arrêt définitif des réacteurs nucléaires à l’occasion des 4e visites décennales

Le Haut Comité pour la transparence et l’information sur la sécurité nucléaire (HCTISN) a initié une concertation sur l’amélioration de la sûreté des réacteurs de 900 MW du parc nucléaire, dans le cadre du 4e réexamen de sûreté. Cette démarche est intéressante dans la mesure où elle permet à un large public de prendre connaissance des enjeux et de formuler des avis.

Pour autant le Collectif STOP-EPR ni à Penly ni ailleurs ne peut admettre l’intention de l’exploitant nucléaire de poursuivre l’exploitation d’installation conçues pour fonctionner tout au plus trois décennies au-delà de quarante années.

Dans le souci de contribuer à ce débat nécessaire, alors que le gouvernement s’apprête à publier une programmation pluriannuelle de l’énergie pour la décennie à venir, le Collectif STOP-EPR considère que les 4e réexamens de sûreté ne peuvent aucunement amener une amélioration de la sûreté mais doivent être l’occasion d’initier la procédure de mise à l’arrêt définitif des réacteurs en vue de leur démantèlement immédiat :