Archives du mot-clé EDF

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STOP-EPR ni à Penly ni ailleurs propose son cahier d’acteur pour exprimer sa position sur la gestion des déchets nucléaires

Dans la continuité de notre engagement au sein de la CLIN Paluel-Penly et de la préparation du Débat public sur le 5e Plan national de gestion des matières et déchets radioactifs, STOP-EPR présente aujourd’hui un cahier d’acteur à la commission particulière du débat public.

Il s’agit là pour de rappeler notre attachement à la procédure de Débat public et la confiance que nous avons acquise au fil des nombreux Débats publics auxquels nous avons participé depuis 10 ans.

Nous regrettons vivement que des organisations appellent au boycott de ce débat public au prétexte d’une répression violente et disproportionnée dont ni le maitre d’ouvrage (ASN & DGEC) ni la CNDP sont responsables.

L’urgence environnementale et sanitaire doit amener le plus grand nombre à s’emparer de ce débat public d’abord pour prendre la mesure de la gabegie atomique française et exiger une gestion sûre, durable et responsable de déchets qu’il faut arrêter de produire dans les plus brefs délais.

 

 

STOP-EPR revendique la mise à l’arrêt définitif des réacteurs nucléaires à l’occasion des 4e visites décennales

Le Haut Comité pour la transparence et l’information sur la sécurité nucléaire (HCTISN) a initié une concertation sur l’amélioration de la sûreté des réacteurs de 900 MW du parc nucléaire, dans le cadre du 4e réexamen de sûreté. Cette démarche est intéressante dans la mesure où elle permet à un large public de prendre connaissance des enjeux et de formuler des avis.

Pour autant le Collectif STOP-EPR ni à Penly ni ailleurs ne peut admettre l’intention de l’exploitant nucléaire de poursuivre l’exploitation d’installation conçues pour fonctionner tout au plus trois décennies au-delà de quarante années.

Dans le souci de contribuer à ce débat nécessaire, alors que le gouvernement s’apprête à publier une programmation pluriannuelle de l’énergie pour la décennie à venir, le Collectif STOP-EPR considère que les 4e réexamens de sûreté ne peuvent aucunement amener une amélioration de la sûreté mais doivent être l’occasion d’initier la procédure de mise à l’arrêt définitif des réacteurs en vue de leur démantèlement immédiat :

EDF essaie de nous faire croire qu’un accident nucléaire pourrait être maitrisé

Demain aura lieu un exercice de la Force d’action rapide nucléaire (FARN) à Penly. EDF déploiera des moyens de secours pour tester ses capacités à maitriser un accident nucléaire.

Le Collectif STOP-EPR ni à Penly ni ailleurs est satisfait de constater que l’exploitant nucléaire tient un des engagements pris en réaction de la catastrophe de Fukushima. La FARN semble en effet être opérationnelle.

Pour autant la mise en œuvre de ces moyens d’intervention ne peut être considérée comme suffisante. Nous aurions apprécié qu’EDF mette autant d’ardeur à déployer les diesels d’ultime secours et à réaliser le fameux « noyau dur » requis par l’Autorité de contrôle.

L’important face au risque nucléaire n’est-il pas de maitriser ce risque à la source ?

Or aujourd’hui une grande diversité d’éléments amène à considérer qu’à l’issue de trente années d’exploitation voire de quarante années pour les plus anciennes d’entre elles, les centrales nucléaires du parc français sont dans un état nettement dégradé.

EDF a rogné toutes ses marges de sûreté et la robustesse des installations donne à voir des signes évidents de faiblesse que le programme de « Grand carénage » n’a pas réussi à compenser.

La FARN, un modeste pansement sur une jambe de bois

Si la FARN vient à intervenir ce sera donc dans des centrales usées et obsolètes dont l’état réel est mal connu. Des centrales où la capacité des équipements à faire face à des situations accidentelles pose question. Des centrales qui avaient été jugées très sévèrement en 2012 par la Commission européenne à l’issue des stress test demandés face au spectacle de la catastrophe de Fukushima.

Penly un site problématique exposé à la colère de Neptune

Sur certains sites les interventions de la FARN peuvent s’avérer très difficile. C’est en particulier le cas de Penly.

En effet ici l’Hiver, la Manche peut se montrer très violente exposant une centrale construite quelques mètres à peine au-dessus du niveau des hautes eaux à des périls immenses.

La FARN serait-elle en capacité d’intervenir un jour de tempête avec un vent soufflant à plus de 80 Km/h ? Dispose-t-elle des équipements nécessaires pour garantir l’alimentation électrique et la source froide nécessaires au contrôle d’un réacteur ? Pourra-t-elle protéger les équipements auxiliaires des risques de submersion ?

beaucoup de questions se posent. Et ce n’est pas un beau jour d’automne que l’on pourra tester des capacités d’intervention de la FARN en toute circonstance…

Le nucléaire sûr n’existe pas !

contact presse : Guillaume Blavette 06 62 29 50 48

Autopsie des délires d’EDF

Un article retentissant publié par Les Echos le 30 aout 2018 révèle qu’un rapport établi par deux nucléocrates notoires recommande la construction de 6 réacteurs de type EPR à partir de 2025.

Cette revendication n’est pas nouvelle. EDF ne cesse de la réaffirmer depuis quelques mois pour peser sur la rédaction de la fameuse Programmation pluriannuelle de l’énergie.

Elle mérite qu’on s’y arrête afin de mieux comprendre quelles sont les ambitions de l’exploitant nucléaire en particulier ici en Seine-Maritime où les réacteurs donnent à voir des signes évidents de fatigue.

En revendiquant le renouvellement du parc nucléaire dès 2025, EDF donne à voir clairement que le maintien en exploitation de nombreux réacteurs n’est plus envisageables en dépit des opérations de « Grand Carénage » !

Il y a urgence pour l’entreprise de mettre en œuvre de nouveaux équipements en serait que pour survivre face à l’affirmation puissante des énergies renouvelables en Europe.

regardons les choses de plus près et essayons de mieux comprendre les motivations d’un  lobby qui cherche à imposer l’irréversibilité de l’option nucléaire :

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EDF évapore notre avenir à tou(te)s

L’information tourne en boucle dans les médias : « Alors que la France rentre dans ces deux pires jours de canicule lundi 6 et mardi 7 août, EDF se retrouve contraint à moduler la puissance de son parc nucléaire. Ces derniers jours, l’électricien a pris la décision de mettre à l’arrêt quatre des cinquante-huit tranche installées en France. Sont concernées une unité à Fessenheim (Haut-Rhin), deux à la centrale de Bugey (Ain) et un dans celle de Saint-Alban en Isère, a détaillé un porte-parole d’EDF[i]. »

Plus globalement la France nucléaire est à l’arrêt. « Vingt des 58 réacteurs nucléaires français sont à l’arrêt depuis dimanche 5 août, a appris lundi franceinfo auprès d’EDF. Quinze le sont pour des travaux de maintenance programmés pendant l’été, quatre à cause de la canicule : il s’agit du réacteur 1 de Saint-Alban (Isère), des réacteurs 2 et 3 de Bugey (Ain) et du réacteur 1 de Fessenheim (Haut-Rhin). A cause de la chaleur, la température des cours d’eau, utilisés par les centrales pour leur refroidissement, est plus élevée que d’habitude. De ce fait, l’eau rejetée ensuite par les centrales serait trop chaude, ce qui oblige certains réacteurs à stopper ou ralentir leur activités[ii]. »

Regardons ce qu’il en est de plus près et ce que cela révèle sur la filière nucléaire

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