Archives du mot-clé Penly (2 réacteurs )

Hervé Morin dit tout haut ce que EDF pense tout bas…

Le président de la Région Normandie s’est rendu le vendredi 15 septembre sur le chantier EPR de Flamanville dans la Manche. Son intention était claire :  exprimez la volonté de la Région d’accueillir un second Chantier EPR…

EDF s’est bien évidemment félicité de la prise de position de l’ancien ministre de la défense qui n’a jamais caché son amour pour l’atome. Les autres élu(e)s présent(e)s ont repris en chœur la petite ritournelle de l’emploi… ignorant manifestement les aléas du chantier EPR.

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A Penly, EDF fait passer ses intérêts économiques avant la sûreté nucléaire

Les informations se suivent et se ressemblent. Derrière une image vertueuse construite à grand coup d’enfumage des inspections de l’Autorité de contrôle, le CNPE de Penly a bien du mal à dissimuler le manque de robustesse de son exploitation. Le tribunal de Dieppe ne s’y est pas trompé et a condamné cette centrale. Aujourd’hui une affaire au demeurant modeste donne à voir qu’entre sûreté et rentabilité, Edf choisit la rentabilité.

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Normandie terre d’atome, portrait d’un territoire sacrifié

Parler de transition énergétique en Normandie n’est pas chose aisée au vu du lourd passif de notre territoire. Encore aujourd’hui, les énergies d’hier sont ici dominantes. La plus ancienne d’entre elles est évidemment le pétrole. En 2014, Jade Lindgaard révélait que 2 des cinq établissements industriels de France qui contribuent le plus au réchauffement climatique se situent en Normandie[1]. Et cela est sans parler des impacts sur le milieu de ces gigantesques installations non seulement dangereuses pour le climat mais aussi pour la santé publique.

Mais la pétrochimie n’est pas la seule responsable de ce paysage amère qu’offre notre territoire. Si la Normandie est la première « région énergétique française » pour l’emploi et la production de richesse[2], c’est aussi parce qu’elle est la deuxième région française pour la production d’électricité. En effet ici on ne compte pas moins de 8 réacteurs de 1 300 MWe répartis sur 3 sites et l’essentiel de ce que la filière nucléaire appelle « l’aval du cycle du combustible » dans le Nord Cotentin… sans oublier le fameux réacteur EPR en construction à Flamanville depuis dix ans. Des capacités gigantesques au regard du caractère dérisoire de l’éolien et du photovoltaïque de La Manche jusqu’à la Seine-Maritime.

Plus encore que le pétrole, l’atome occupe ici une place centrale dans les imaginaires et les politiques publiques mises en œuvre[3]. « Terre d’énergies », la Normandie ne manque jamais une occasion pour célébrer les vertus du mirage atomique. Le 9 juin 2016, la très officielle filière « énergies Normandie » accueillait ainsi en grande pompe Jean-Marc Jancovici à l’ESIGELEC[4]. Tout est fait ici pour ne pas changer de base. Même l’outil de formation est consacré ici à abonder le puits sans fonds de l’industrie atomique de Cherbourg à Dieppe en passant par Fécamp où les métiers de la maintenance nucléaire sont à l’honneur.

Alors que la transition énergétique est au point mort et que François Hollande a brisé les espérances ouvertes par la loi du 13 juillet 2005 de programme fixant les orientations de la politique énergétique[5], dite loi POPE, en capant à 40% la part des énergies renouvelables dans le mix électrique[6], il convient de s’interroger sur les origines de la nucléarisation de la Normandie, principal verrou social et économique entravant toute évolution réelle vers un système énergétique local, solidaire et efficient. Il s’agit surtout de concevoir les conséquences sur le territoire de l’implantation forcée d’installations nucléaires.

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Venez nombreux poser vos questions à l’occasion de la réunion publique de la CLIn Paluel-Penly le 10 mars 2016

Conformément aux prescriptions de l’article 123 de Loi de transition énergétique pour la croissance verte, la Commission locale d’information auprès des centrales de Paluel et de Penly organise le jeudi 10 mars 2016, à Grainville-La-Teinturière, à 18 h 30 une réunion publique d’information sur la sûreté nucléaire en Seine Maritime.

flyer 10 mars bis

 

Le Collectif STOP-EPR ni à Penly ni ailleurs et Anti-Nuc Dieppe vous invite à venir nombreux participer à cet événement pour poser des questions aux responsables de la sûreté nucléaire.

Yannick Rousselet, de Greenpeace-France, sera présent à la tribune afin d’exprimer le point de vue du mouvement antinucléaire.

Une assemblée plénière de la CLIN très furtive

La CLIN Paluel-Penly/Dieppe s’est réunie en séance plénière. Nouvelle présidente et nouveaux  membres : 44 membres et 198.000 euros de budget pour 2015.

Comme d’habitude, les médias n’étaient pas conviés. Il s’est trouvé qu’un communiqué a été diffusé le mercredi précédent et trois journalistes étaient présents en fin de réunion.

A ce jour, nous attendons toujours l’analyse conclusive de l’incident du 05 avril 2012 à Penly. 

« L’IRSN n’a pas encore été en mesure de transmettre à l’ASN les conclusions de son instruction détaillée et transversale concernant les facteurs organisationnels et humains en lien avec l’évènement du 5 avril 2012 à Penly. L’ASN prendra en compte ces conclusions une fois connues. »

Trois ans et demi après un incident sévère sur la centrale nucléaire de Penly-Dieppe, les raisons techniques en sont connues (fuite d’un joint), mais l’origine humaine (organisation, management…) n’ont toujours pas fait l’objet d’une analyse conclusive de l’IRSN.

48 heures pour un crash d’avion et plus de trois et demi ans pour un incident nucléaire !