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EDF enfin condamné pour des fuites de tritium à la centrale nucléaire de Penly

Le tribunal a condamné EDF.  Le Collectif recevra 1 € au titre de dommages et intérêts dans la mesure où notre association n’est pas agréée. Cela n’en reste pas moins une grande victoire pour nous tous qui couronne plusieurs mois de travail.

 En octobre 2012, EDF avait constaté une présence anormale de tritium dans la nappe d’eau souterraine située sous la centrale nucléaire de Penly (Seine-Maritime). Toutefois, ce n’est que cinq mois plus tard, ayant identifié que la fuite provenait d’un puisard qui n’était plus étanche, qu’elle en a alerté l’Autorité de sûreté nucléaire (ASN). Des inspections menées par celle-ci ont par ailleurs montré que l’entretien des installations laissait à désirer et n’était pas suffisant pour prévenir ces fuites. Lire la suite

Les raisons pour lesquelles nous avons porté plainte contre EDF à Penly

En octobre 2012, lors des prélèvements et mesures dans l’environnement réalisés par les équipes de la centrale nucléaire de Penly, des traces de tritium ont été détectées dans la nappe d’eau souterraine, de l’ordre de 60 Bq/litre. Les équipes de la centrale ont lancé des investigations pour déterminer l’origine de ces traces. Ces investigations ont permis de détecter en février 2013 de l’eau contenant du tritium dans une aire de récupération appelée « puisard ».
Des investigations précises, réalisées les jours suivants, ont mis en évidence une perte d’étanchéité du cuvelage du puisard qui pourrait être l’origine de l’augmentation de la teneur en tritium de la nappe d’eau souterraine. La centrale a déclaré cet événement comme étant une non-conformité réglementaire à l’ASN le 13 février 2013, ce qui a généré une inspection de la part de l’ASN le lundi 25 février.
C’est à la suite de la constatation d’écarts à la réglementation en vigueur par l’Autorité de sûreté que le Collectif STOP-EPR ni à Penly ni ailleurs avec le soutien juridique du Réseau Sortir du nucléaire a décidé de porter plainte contre EDF. Lire la suite

Contrôle citoyen de l’exercice d’urgence interne à la centrale de Penly ce jeudi 22 mai 2014

Devant le refus d’EDF de nous associer à l’observation du PUI (Plan d’Urgence Interne) de la centrale de Penly (Seine-Maritime), le Collectif Stop EPR ni à Penly ni ailleurs s’est rendu sur place pour constater le sérieux de l’opération…Voici les faits relatés par l’un de nos deux militants qui étaient présents.

« Je suis passé par l’hôpital où l’on me dit qu’il ne se passera rien avant 11 heures.Du coup je file à la centrale après un coucou à S…… en veille près des pompiers.
J’arrive à la centrale. Je rencontre M. DesRobert (responsable de communication de la centrale) qui est venu à ma rencontre pour m’expliquer, fort aimablement, qu’il n’était pas possible d’assister au PUI car c’était une opération interne à EDF. De guerre lasse, je suis allé faire des images et voilà ce que j’ai pu voir. »

Des pompiers dans l'exercice ... de leur fonction

Des pompiers dans l’exercice … de leur fonction

« Pas une combinaison, pas un masque à gaz, comme d’hab… »

Les bungalows du chantier de l'EPR ne sont plus là ?

Le terrain du chantier de l’EPR de Penly

« A noter que les bungalows ont tous disparu. »

Ci-dessous le lien sur notre communiqué de presse suite au refus d’EDF de nous associer à l’exercice

exercice PUI 22 mai 2014

 

 

Compte Rendu de la réunion de la CLIn publique du 19-12-2013

« REX » sur la publicité de la soirée-débat du jeudi 19 décembre 2013

de la CLIN publique Paluel-Penly au stade Jean Dasnias, à Saint Aubin sur Scie (Dieppe-76)

« Comment serait géré un accident nucléaire en Seine-Maritime ? « 

www.clin76.fr

Lundi 23 décembre, mis à jour le samedi 04 janvier 2014,

 

Ce compte rendu est réalisé par le collectif Stop-EPR, ni à Penly ni ailleurs, membre de la CLIN Paluel-Penly.

Samedi après-midi 14 décembre, Liberté-Dimanche n’avait pas reçu le communiqué de presse diffusé le vendredi. Lundi 15, le correspondant de l’AFP n’avait toujours pas reçu le sien, pas plus que l’ANI et le Club de la presse (dont M. Tierce est l’un des vice-présidents http://www.clubpresse-hn.com/?page_id=20 ).

D’autres médias comme radio nostalgie, ou radio cristal n’étaient pas d’avantage informés.

Aucune publicité payante dans les médias régionaux et/ou locaux n’était prévue.

France-Bleu Haute-Normandie, radio « vraiment officielle » en cas de catastrophe technologique et notamment nucléaire, n’a fait aucune annonce et n’a pas couvert la soirée.

La télévision régionale France 3 Haute-Normandie, n’a annoncé la réunion que dans son édition du 19-20 du jeudi soir avec deux interviewes de MM. Huffeteau et Boulanger.

On ne trouvait qu’une annonce minimaliste dans les Informations Dieppoises et seul Paris-Normandie a publié un article conséquent dans son édition papier de Dieppe et sur Internet.

Rien dans les gratuits rouennais.

A noter la bonne diffusion du CLIN info n°5 aux communes du PPI et divers autres lieux.

Il a fallu informer le service communication du département, que la seule annonce d’une réunion CLIN publique sur son site Internet datait de décembre 2012. Suite à cela, l’annonce de la réunion publique est passée en « une » sur la page d’accueil, le lundi 16 décembre en fin de matinée, mais a été reléguée dans les cases basses dans l’après-midi, au profit d’un appel à concours culinaire régional pour s’acheminer lentement mais sûrement vers la sortie. Un autre appel à concours pour le Salon de l’agriculture qui a lieu au mois de février 2014, lui donnera le coup de grâce dans la matinée du mercredi 18.

Elle réapparaitra brièvement en cases basses, dans la matinée de jeudi 19, après quelques échanges de mels avec la CLIN et un message sur l’interface du site du Conseil Général…

Sur place, malgré le fléchage permanent indiquant le stade Jean Dasnias depuis la rocade, il a été nécessaire pour certaines personnes de se faire piloter par téléphone. Une fois sur place, l’étendue du lieu manquait de précision. – Il aurait fallu apposer un fléchage CLIN dès l’entrée du stade, ce que nous avions demandé par téléphone quelques jours auparavant à la communauté de Dieppe – Sans effet.

La sonorisation était de mauvaise qualité, les micros fixe et sans fil ne fonctionnant pas correctement. Plusieurs techniciens devant s’échiner à intervenir et faisant des changements et essais de micros pendant la CLIN plénière.

La salle Acadie du stade, était particulièrement froide et mal éclairée. Plusieurs personnes ont cherché les sanitaires qui n’étaient pas indiqués.

Nous avions demandé depuis le mois de septembre, à de multiples reprises, à pouvoir disposer d’environ 70 brochures CODIRPA – doctrine pour la gestion post-accidentelle d’un accident nucléaire octobre 2012 –

Cette mise à disposition nous avait été confirmée par mel et de vive voix par la CLIN et par un membre de l’ASN lors d’une CLIN plénière. Or, aucune brochure n’était disponible, alors que les travaux du CODIRPA ont été cités lors de cette soirée, tant par le représentant de l’ASN que par la représentante du SIRACED-PC de Seine-Maritime.

La couverture photographique n’était assurée que par le service communication d’EDF et par nous-mêmes, ainsi que la captation vidéo au pied levé. Il va de soi que nous n’avions pas demandé d’autorisation étant donné qu’il s’agissait d’une réunion publique, dans un lieu public sur un sujet concernant la sécurité du public. Il est même possible qu’elle nous ait été refusée. Une personne s’est inquiétée de notre présence.

Nous avons décliné notre identité et pourquoi nous réalisions cette captation.

Celle-ci est disponible au téléchargement sur le site www.nanodata.com/sdn76/video/131219-clin76publique/

Nous restons bien évidemment ouverts à toute forme de procès pour la diffusion de vidéos sans autorisation.

Il n’y avait qu’un élu « déclaré » dans la salle, maire d’une commune proche d’un réacteur, opportunément à la tribune et qui allait dans le sens de la bonne organisation de cette future gestion de l’accident nucléaire.

Enfin, M. Tierce, animateur de la soirée, a coupé court aux échanges avec le public au motif qu’il avait dépassé l’heure limite qu’il avait fixée arbitrairement dès le début de la soirée. Or le public n’avait pas de seau de cendre, mais avait encore de nombreuses interrogations. Au final, la durée des questions avec le public aura duré moins d’une heure. Cette façon de procéder est grossière et insultante mais coutumière.

Dire que cette soirée a le mérite d’exister ne suffit pas, ne suffit plus !

Au vu de cette énumération accablante, on voit que le souhait de la CLIN Paluel-Penly de communiquer, reste un vœu pieux. Pour sa deuxième édition, on s’aperçoit qu’elle a peu retenu de l’édition précédente, de l’incident du 05 avril 2012 et de la CLIN plénière qui s’ensuivit, qu’elle fait même pire avec un lieu inadapté et excentré. En extrapolant, au delà des incompétences et/ou erreurs partagées, on peut même dire qu’une volonté délibérée d’étouffer la publicité de cette soirée a été passivement, voire activement, mise en place.

Si on ne remédie pas aux problèmes, on peut imaginer que la troisième édition se fera en catimini dans une salle des fêtes municipales au fond d’une improbable petite commune des environs de Paluel.

A noter que le prochain thème devrait être « la gestion post-accidentelle d’un accident nucléaire » qui présente tout de même quelque intérêt…

Pour éviter cela, nous formulons les propositions suivantes :

  • Réservation d’un lieu adapté, central et connu, le plus rapidement possible, dès janvier 2014, la date étant déjà fixée (17-18 déc. 2014). Pourquoi si proche des fêtes d’ailleurs et pourquoi pas en septembre, octobre ou novembre alors qu’il n’y pas vraiment de bilan à tirer ?
  • Pourquoi ne pas envisager la réunion sur Rouen, plus centrale et plus accessible ?
  • Dotation permanente de 50 brochures CODIRPA édition octobre 2012 dans les bureaux de la CLIN76.
  • Chiffrage du projet et mise en place d’une demande de budget exceptionnel auprès de l’ANCCLI, du département, de la CREA et de la région.
  • Demande de participation financière à EDF avec ses 6 réacteurs hauts-normands, ainsi qu’au niveau de l’Europe (en effet un accident en Normandie aura des répercutions sur une bonne partie de l’Europe).
  • Mise en place d’une conférence de presse au club de la presse de Rouen, environ 10 jours à une semaine avant l’évènement.
  • Proposition que ce soit M. Emmanuel Kessler qui anime la soirée (animateur CLI nationale).
  • Achat d’espaces publicitaires dans Paris-Normandie, toutes éditions sur le département 76, et quelques gratuits, ainsi que sur France-Bleu Haute-Normandie, quelques jours auparavant.
  • Annonce de l’évènement sur le site Internet du département 76 et de la région Haute-Normandie.
  • Information ciblée aux élus et parlementaires du département et de la région.
  • Présence d’un ou d’une opposantE au nucléaire à la tribune.
  • Annonce dans les revues du département et de la région un mois avant.
  • Envois de mels et Tweets aux listes disponibles.
  • Information et affichage dans toutes les mairies du département par mel et/ou courrier.
  • Information auprès de l’Association des Maires de France et diffusion aux +700 communes 76.
  • Fléchage adapté aux alentours et sur le lieu même.
  • Non limitation horaire arbitraire du débat, de façon à répondre au maximum de questions.
  • Captation photo et vidéo intégrale de la soirée et mise en ligne sur Internet.
  • Présence d’un registre folioté permettant au public de consigner sur place et par écrit, les questions auxquelles il n’aurait pas été possible de répondre et mise en ligne des réponses sur le site Internet de la CLIN.

La CLIN doit avoir à cœur d’informer la population, ce que ne cesse de répéter son président. Mais elle s’y prend de façon pour le moins maladroite, sans originalité et sans audace – au prétexte de finances limitées –

Cependant, nous resterons une fois de plus vigilants et ne manquerons pas, tout au long de l’année, de commenter et diffuser l’avancée ou non de ces recommandations.

Au cas où celles-ci ne seraient pas prises en compte, nous serions amenés à prendre les dispositions pour y parvenir, en dépossédant la CLIN et le département de toute la valeur positive d’une communication bien menée.