Archives du mot-clé sûreté nucléaire

Un incendie dans la salle des machines d’une centrale nucléaire n’est pas un fait banal

On aurait tort de minimiser ce qui s’est passé ce matin dans la salle des machines du réacteur n°1 de la centrale de Flamanville. La presse a donné un très large écho à cet incident d’exploitation[i] au point d’amener la préfecture de la Manche[ii] à réagir de manière rapide. Il fallait à tout prix faire retomber la rumeur d’une explosion sur un site très sensible puisque c’est là que le fameux réacteur EPR est en construction depuis bientôt dix ans.

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Une curieuse manière de fêter le dixième anniversaire de l’Autorité de sûreté nucléaire

La loi du 13 juin 2006 relative à la transparence et à la sécurité en matière nucléaire a institué une autorité administrative indépendante chargée de contrôler les activités nucléaires civiles en France, l’Autorité de sûreté nucléaire (ASN). Cette nouvelle institution a repris le périmètre et le contenu des missions jusqu’à alors exercées par la Direction générale de la sûreté nucléaire et de la radioprotection (DGSNR) et les Divisions de la sûreté nucléaire et de la radioprotection (DSNR). Au fil des années, l’ASN a affirmé son autonomie et assure ainsi, au nom de l’État, le contrôle de la sûreté nucléaire et de la radioprotection en France pour protéger les travailleurs, les patients, le public et l’environnement des risques liés aux activités nucléaires.

Cette indépendance du contrôle a toujours été l’objet de vives critiques des exploitants nucléaires mais aussi des partisans de l’énergie atomique. Mais jusque là personne n’avait osé mettre en cause les compétences, les missions et les moyens de l’ASN. Les privilèges du nucléaires étaient remis en cause sous le regard attentifs d’inspecteurs attentifs.

En décembre 2015 un coup sévère a été porté à l’Autorité de sûreté par un rapport établi conjointement par l’Inspection générale des finances (IGF) et le Commissariat général de l’environnement et du développement durable (CGEDD). Il a été publié le 02 juin 2016 par le CGEDD après des échanges très instructifs entre Pierre-Franck Chevet et le sénateur Michel Berson à le 25 mai 2016 au Sénat.

Alerté par l’article de Philippe Collet publié par Actu-environnement.com intitulé « Sûreté nucléaire : un rapport officiel rejette les demandes de renfort de l’ASN[1] », le Collectif STOP-EPR ni à Penly ni ailleurs s’est plongé dans ce rapport et vous propose aujourd’hui une analyse de ce document pour le moins inquiétant. Non seulement le point de vue développé par les auteurs ignore les grands enjeux de la sûreté nucléaire mais il laisse apparaître un déni du risque atomique que l’on croyait révolu.

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Venez nombreux poser vos questions à l’occasion de la réunion publique de la CLIn Paluel-Penly le 10 mars 2016

Conformément aux prescriptions de l’article 123 de Loi de transition énergétique pour la croissance verte, la Commission locale d’information auprès des centrales de Paluel et de Penly organise le jeudi 10 mars 2016, à Grainville-La-Teinturière, à 18 h 30 une réunion publique d’information sur la sûreté nucléaire en Seine Maritime.

flyer 10 mars bis

 

Le Collectif STOP-EPR ni à Penly ni ailleurs et Anti-Nuc Dieppe vous invite à venir nombreux participer à cet événement pour poser des questions aux responsables de la sûreté nucléaire.

Yannick Rousselet, de Greenpeace-France, sera présent à la tribune afin d’exprimer le point de vue du mouvement antinucléaire.

STOP-EPR se prononce contre la modification d’exploitation relative aux prises d’eau et rejets dans l’environnement à Paluel

Le Collectif STOP-EPR salue l’effort d’information du CNPE de Paluel pour expliquer les enjeux et le cadre réglementaire dans lesquels s’inscrit la demande de modification d’exploitation de la Centrale de Paluel[1]. Après une tentative infructueuse début octobre, la consultation du public a pu être organisée dans les conditions spécifiées par la législation en vigueur permettant l’expression du plus grand nombre.

Pour autant, cet effort d’information ne répond pas pleinement à la nécessité de garantir la transparence définie par la loi du 13 juin 2006. Les raisons pour lesquelles l’exploitant propose des modifications en particulier des limites annuelles de rejet des effluents radioactifs liquides et gazeux pour le paramètre tritium ne sont pas expliquées clairement.

La société civile et plus largement les populations exposées quotidiennement aux impacts de l’activité électronucléaire d’EDF ne peuvent émettre aucun avis sur les choix industriels qui déterminent les modifications de l’impact sur l’environnement et la santé publique du CNPE. La participation du public est de fait limitée aux conséquences d’une exploitation qui n’a jamais été soumise à aucune forme de consultation.

Nous doutons des intentions de l’exploitant. Si en effet « ces modifications permettent un ajustement des limites pour mieux répondre aux besoins directs de production électrique de la centrale », nous regrettons que ces « besoins directs » dont nous contestons l’utilité et la nécessité ne soient pas soumis à consultation du public.

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