Archives pour la catégorie EPR Penly III

L’improbable retour de l’EPR à Penly : 10 clefs pour comprendre

Les médias locaux et nationaux relaient l’information depuis hier. Le Conseil d’administration d’EDF considère que le site du CNPE de Penly en Seine-Maritime est le plus adapté à la construction de deux réacteurs EPR NM. Cette annonce n’est pas une surprise. Elle confirme la résolution d’EDF à persévérer dans le nucléaire alors que cette filière donne à voir des signes évidents de faiblesse et d’épuisement. D’aucuns auraient attendu de l’énergéticien plus de réalisme et surtout un engagement plus sérieux en faveur de la transition écologique à l’heure où l’urgence climatique impose un changement radical de modèle énergétique.

Vous trouverez ci-dessous 10 raisons pour ne pas se laisser abuser par la communication d’EDF et comprendre que le projet est loin d’être finalisé…

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Un rapport accablant qui donne à voir l’effondrement technique et organisationnel de la filière nucléaire

Le lundi 28 octobre 2019, Jean-Martin Folz a remis le rapport « La construction de l’EPR de Flamanville » au ministre de l’Économie et des Finances Bruno Le Maire et au Président Directeur Général d’EDF Jean-Bernard Lévy[1]. Le constat est accablant pour le maître d’ouvrage. La presse en fait un large écho[2] :

« Remis le 25 octobre à Bruno Le Maire, le rapport de Jean-Martin Folz sur la construction de l’EPR de Flamanville est sans réelles surprises et sans concession. Après avoir retracé l’historique du projet en le replaçant dans les contextes politiques, l’ex-PDG de PSA Peugeot-Citroën de 1997 à 2007, liste les causes successives de décalage de coûts et de délais qui ont fait passer un projet de construction de réacteur nucléaire de troisième génération qui devait coûter 3,2 milliards d’euros et durer 54 mois (soit 4 ans et demi) à un chantier de 12,4 milliards d’euros qui aura, au mieux, duré 15 ans ! Et encore, si aucun nouveau dérapage ne survient[3]. »

Il faut dire que depuis 2007, ce chantier a accumulé les déboires[4]. En septembre dernier EDF a du une fois encore reconnaître une augmentation des coûts et un allongement de la durée de construction[5] suite à l’affaire des traitements thermiques défectueux sur des équipements sous pression[6]. Pour autant le gouvernement tergiverse ne prenant pas la mesure du problème industriel et énergétique que ce rapport met en évidence[7].

Pour le Collectif STOP-EPR ni à Penly ni ailleurs trois constats s’imposent à la lecture du rapport Folz. Le projet EPR est invalidé dans la mesure où :

  1. le processus décisionnel a été pour le moins erratique ;
  2. la conduite de projet fragile ;
  3. et l’appareil industriel défaillant.

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Autopsie des délires d’EDF

Un article retentissant publié par Les Echos le 30 aout 2018 révèle qu’un rapport établi par deux nucléocrates notoires recommande la construction de 6 réacteurs de type EPR à partir de 2025.

Cette revendication n’est pas nouvelle. EDF ne cesse de la réaffirmer depuis quelques mois pour peser sur la rédaction de la fameuse Programmation pluriannuelle de l’énergie.

Elle mérite qu’on s’y arrête afin de mieux comprendre quelles sont les ambitions de l’exploitant nucléaire en particulier ici en Seine-Maritime où les réacteurs donnent à voir des signes évidents de fatigue.

En revendiquant le renouvellement du parc nucléaire dès 2025, EDF donne à voir clairement que le maintien en exploitation de nombreux réacteurs n’est plus envisageables en dépit des opérations de “Grand Carénage” !

Il y a urgence pour l’entreprise de mettre en œuvre de nouveaux équipements en serait que pour survivre face à l’affirmation puissante des énergies renouvelables en Europe.

regardons les choses de plus près et essayons de mieux comprendre les motivations d’un  lobby qui cherche à imposer l’irréversibilité de l’option nucléaire :

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La consultation ignorée ou comment l’ASN oublie le public pour ne pas froisser l’industrie nucléaire

Le 10 juillet 2017, l’Autorité de sûreté nucléaire soumettait au public un projet d’avis relatif à l’anomalie de la composition de l’acier du fond et du couvercle de la cuve du réacteur EPR de la centrale nucléaire de Flamanville. Trois mois après, le 10 octobre l’avis définitif est publié en dépit de la très large indignation suscitée par la validation d’une cuve qui ne correspond pas au référentiel de sûreté applicable à un tel équipement sous pression nucléaire.

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Exprimez votre opposition à la mise en service de l’EPR, un réacteur dont la cuve ne correspond pas aux normes en vigueur

Depuis le 10 juillet, c’est officiel. L’Autorité de sûreté nucléaire a cédé. Après une longue procédure et un programme d’essais de grande ampleur, la cuve de l’EPR serait bonne pour le service.

Un tel positionnement de l’Autorité de contrôle exposée à milles contraintes politiques, économiques et industrielles n’est pas acceptable. Ce faisant, cette institution se tire une balle dans le pied donnant à voir à tous que c’est le lobby nucléaire qui fait la loi ici…

STOP-EPR vous invite en conséquence à participer à la consultation du public sur le projet d’avis de l’ASN relatif à la cuve de l’EPR de Flamanville qui a lieu tout au long de l’été. Il s’agit de dire “non” à une cuve “en carton” mais aussi d’exiger une réelle indépendance de l’Autorité de contrôle…

Vous trouverez ci-dessous, quelques documents qui permettent de mieux comprendre le projet d’avis soumis au public par l’Autorité de sûreté nucléaire :

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