Appel commun et solidaire pour l’arrêt du nucléaire

A l’occasion du dixième anniversaire de la catastrophe de Fukushima, 14 associations normandes signent cette tribune pour une décision immédiate d’arrêt urgent du nucléaire ici et ailleurs :

Rejoignez-nous le 13 mars 2021 à Rouen, à partir de 14 h30, Place de la Cathédrale pour porter avec nous cette revendication et demander la mise en œuvre en Normandie et ailleurs d’une authentique transition énergétique.

Ni nucléaire, ni effet de serre !

Liste des signataires : Action Citoyenne, Alternatiba-Rouen, Antinuc Dieppe, CAN-Ouest, Collectif STOP-EPR ni à Penly ni ailleurs, Confédération paysanne 76, Coalition Climat 76, CRILAN, Demain l’écologie en Normandie, Eco-Choix, Effet de Serre toi-même !, EPLH, FNE-Normandie, La Grande Marche – Nucléaire en Questions, Sortir du nucléaire 27

Les centrales et les poissons ne s’aiment pas d’amour tendre !

L’information a fait grand bruit et a été amplement diffusé par les médias : la centrale de Paluel en Seine-Maritime a du opérer un arrêt de ses installations en raison d’une accumulation massive d’organismes vivants marins dans le chenal et les stations de pompage des quatre tranches en exploitation.

Le sujet est suffisamment sérieux pour que le Collectif STOP-EPR ni à Penly ni ailleurs ait cherché à élucider ce menu problème qui a donné à voir l’extraordinaire fragilité des centrales nucléaires littorales.

Les éléments que nous publions ci-dessous sont le résultat de nos investigations. Nous cherchons se faisant à initier un débat entre l’exploitant nucléaire, l’autorité de contrôle et le ministère de la mer soucieux de la protection des milieux et des espèces en particuliers en Manche-Est.

Lubrizol : un exemple de l’incapacité de l’Etat à évaluer risques et conséquences d’un accident technologique majeur

S’opposer à l’industrie nucléaire implique de regarder comment les autorités et les industriels conçoivent et gèrent les risques technologiques en particulier en situation accidentelle et post-accidentelle.

L’exemple du vaste incendie qui a ravagé les entrepôts de l’usine Lubrizol de Rouen le 26 septembre 2019 mérite qu’on s’y arrête. Il donne à voir les difficultés de traiter un événement “hors dimensionnement” mais surtout d’évaluer impacts et autres pollutions causées par le sinistre.

Retrouvez notre analyse des faits depuis la difficile élaboration du Plan de prévention des risques technologiques (PPRT) proposé pour cette usine classée SEVESO seuil haut jusqu’à la “remédiation” du site impacté par l’incendie :

Imaginez donc ce que cela donnerait si un réacteur nucléaire connaissait une défaillance majeure entrainant une cinétique accidentelle !

L’exemple de Lubrizol n’a rien pour nous rassurer… de la sous-évaluation des risques jusqu’à l’incapacité à déterminer précisément les impacts tout donne à voir que la maitrise des risques est pour le moins perfectible !

Et si l’intention de l’Andra n’était pas d’enfouir ?

Cet été l’Agence nationale pour la gestion des déchets radioactifs (Andra) a annoncé qu’elle entendait présenter une demande de déclaration d’utilité publique du projet de centre de stockage en couche géologique profonde, Cigéo.

Le Collectif STOP-EPR ni à Penly ni ailleurs engagé depuis sa création dans l’opposition à ce projet a étudié le copieux dossier publié par l’Agence. Vous trouverez ci-dessous, le rapport que nous avons établi en prévision de l’enquête publique que l’Etat va initier d’ici peu persuadé qu’aucune alternative n’existe.

A la lecture de cette documentation nous nous sommes rendus compte que l’enfouissement n’était plus la solution de référence promu à grand renfort de médias. L’objectif immédiat de l’Andra est de disposer d’un vaste domaine foncier aux confins de la Meuse et de la Haute-Marne de manière à apporter une réponse immédiate aux producteurs de déchets… faute de pouvoir mettre en oeuvre dans des délais acceptables le projet Cigéo.

Vous Avez dit Hercule ?

Depuis le début de l’automne, dans le petit monde de l’énergie on ne parle que d’Hercule. Beaucoup y voient un démantèlement d’EDF, une casse du service public… une remise en cause du droit à l’énergie.

Si des craintes peuvent être légitimement formulées, il est nécessaire de regarder ce qui est proposé par le gouvernement à la lumière de ce qui s’est passé au cours des vingt dernières années.

Hercule peut être perçu comme ultime tentative de l’Etat pour protéger un parc nucléaire qui ne fait plus recette alors les enjeux de sûreté n’ont jamais été aussi grands.

La seule solution pour protéger le service public et le droit de tou(te)s d’accéder à une électricité à bon marché est de faire enfin le choix d’une sortie du nucléaire rapide.