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Quels sont les militant(e)s qui gèrent le site ?
Barnabé
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Barnabé
Ce week-end du 12 octobre 2024, une bonne partie des militants antinucléaires de France s’étaient donnés rendez-vous à Rouen (Normandie) sur les bords de Seine du centre de la ville pour manifester leur opposition contre la relance du programme électro-nucléaire français. Environ 1 000 personnes ont participé aux festivités marquées par des expositions dans les stands, des prises de paroles, des spectacles théâtraux et musicaux.
Des représentants de divers groupes politiques (Les écologistes, LFI, NPA), députés de l’assemblée nationale M. Laisnay (LFI), J. Laernoës (Les écologistes) et associatifs ont pu s’exprimer sur ce projet de relance du nucléaire, ainsi que sur la restructuration des autorités de surveillance et de sûreté nucléaire (ASN, IRSN) et les divers projet en cours avec notamment CIGEO et l’enfouissement des déchets nucléaires (Meuse), le projets de piscines supplémentaires de stockage à la Hague (Manche).
Le samedi après-midi fût marqué par une grande déambulation dans la ville, heureusement sous une pluie fine. La météo normande n’a pas failli à sa réputation. Toutefois le dimanche matin, sur la plage de Saint Martin en Campagne, les éclaircies et une mer apaisée a rendu le rassemblement devant la Centrale de Penly fort agréable, sous le regard inquiet de la marée chaussée.
Là où doivent commencer les travaux de destruction de la falaise pour nous imposer les deux nouveaux réacteurs de type EPR2, un hommage a été rendu par les militants et Mathilde Pannot (représentante LFI à l’assemblée nationale), Christine Poupin (Porte parole NPA) et Frédéric Weiz (élu écologiste dieppois) à Gilles Reynaud, défenseur des droits des salariés de la sous-traitance du nucléaire décédé le 8 octobre dernier.
Village sur les bords de Seine, en centre ville de Rouen
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Prises de paroles, Collectif Stop EPR ni à Penly ni ailleurs, Maxime Laisney (LFI), Julie Laernoës (Les écologistes), Christine Poupin (NPA)
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Déambulation dans la ville de Rouen
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Le dimanche matin, rassemblement sur la plage de Saint Martin en Campagne
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Olivier Hamant, à l’observation du vivant, a développé le concept de robustesse, seul rempart au basculement de nos sociétés régies par le culte de la performance, prédit par le rapport Meadows de 1972. Le nucléaire, issu de l’industrie militaire, répond de cette logique prométhéenne du Citius, Altius, Fortius dont l’obstacle principal reste la déplétion des ressources.
En prenant l’exemple de la centrale ukrainienne de Zaporijia, Olivier Hamant démontre en quoi l’accident d’une centrale nucléaire constituerait une catastrophe.
Le site d’Onkalo en Finlande (on pourrait aussi parler de Bures en France), mais aussi la construction du sarcophage de Tchernobyl sont devenus des cadavres technologiques.
Disons qu’il s’agit à la fois d’une curiosité et d’une interrogation.
En observant la carte du Réseau National de Mesures de la radioactivité de l’environnement, vous pourrez constater l’absence de sondes à l’intérieur d’un triangle Envermeu – Eu – Blangy-sur-Bresle relatives à la radioactivité présente dans l’air que nous respirons.
En téléchargeant les données collectées sur Envermeu, vous pourrez y constater une dose d’exposition aux radionucléides bien plus importante qu’ailleurs, très précisément de 101 nanosievert par heure en moyenne de mars 2015 à aujourd’hui, soit une dose annuelle 0.88 mSv. A titre de comparaison, la dose n’était que de 0.5 mSv au niveau de la ville d’Évreux sur la même période. Pour rappel, la limite en milieu « naturel » hors examens médicaux est fixée à 1 mSv par an. A quoi faut-il imputer cette surexposition à la radioactivité des habitants de la commune d’Envermeu ? Qu’en serait-il demain pour les « riverains » si le sinistre projet de construction de deux EPR à Penly voyait le jour ?

Le MOX est un combustible composé d’uranium appauvri provenant du combustible usagé de nos centrales – actuellement retraité en Russie – et du plutonium venant de la Hague. C’est en France, dans l’usine Melox d’Orano (ex-Areva) à côté du site nucléaire de Marcoule, que les assemblages de combustible sont actuellement effectués. Il est actuellement utilisé à hauteur de 30% dans les réacteurs à eau pressurisée 900 MW des centrales nucléaires de :
Le souci du MOX est sa très forte radiotoxicité et la lenteur à se refroidir par rapport à de l’uranium naturel enrichi. Depuis 1987, EDF a décidé de le déployer dans les réacteurs à eau pressurisée de 900 MW, à l’exception notoire de ceux du Cruas. L’opérateur français du nucléaire est en train d’expérimenter l’usage du MOX, en ce moment, au niveau du réacteur n°4 de Paluel.
L’émergence de l’EPR ne doit rien au hasard pur dans la perspective de la déplétion de la ressource en uranium naturel. Contrairement aux États-Unis, EDF annonce pouvoir utiliser 100% de MOX dans ces réacteurs de nouvelle génération, notamment sur le site de Flamanville, où l’EPR est dans la pétole la plus totale.
Les risques inhérents à l’usage du MOX posent la question de l’émission plus importante de radionucléides rejetés régulièrement dans l’atmosphère. Les dernières données issues de l’IRSN – datant de 2017 – indiquaient le rejet dans l’atmosphère de 4.4 TBq par an pour les 6 réacteurs de Paluel et de Penly réunies (1). A titre de comparaison, la catastrophe nucléaire de Kychtym en septembre 1957 a rejeté dans l’atmosphère 74 TBq. Autrement dit, en ajoutant deux réacteurs à Penly, les 8 réacteurs recracheront dans l’atmosphère, en 12 années d’exploitation environ, la totalité des radionucléides de l’accident de Kychtym.
Source : rapport de l’IRSN de 2021 s’appuyant sur des données d’EDF de 2017