Archives pour la catégorie Haute activité

Retrouvez ici ce qui concerne les déchets de haute activité

Fukushima 6 ans après et les drames du post-accidentel

Le Collectif STOP-EPR ni à Penly ni ailleurs, Antinuke Dieppe et l’ACRO ont proposé à Dieppe le 4 mai 2017 une conférence-débat sur Fukushima et les conséquences durables d’un accident nucléaire :

L’an dernier nous organisions à Rouen une Conférence sur le risque nucléaire pour annoncer la manifestation de Flamanville du 1er octobre 2016. Voici la vidéo :

Déchets nucléaires, le grand oublié du débat électoral

L’Autorité de sûreté nucléaire a publié sur son site le 23 mars 2017, la version définitive du Plan national de gestion des matières et déchets radioactifs 2016-2018 conformément à la loi du 28 juin 2006 relative à la gestion durable des matières et déchets radioactifs. Sa lecture donne à voir les difficultés de l’Etat à garantir une gestion soutenable des matières radioactives accumulées sans modération en France.

Si quelques candidats à cette élection présidentielle envisage une sortie du nucléaire fut-elle modeste[i], personne ne parle n’aborde la question épineuse des impacts de l’industrie nucléaire sur l’environnement et la santé publique. Les arguments développés pour ou contre le nucléaire sont principalement économiques alors que le problème principal est ailleurs. Il est à la fois sanitaire parce que le nucléaire utilise, transforme et dissémine des produits particulièrement toxiques, et démocratique parce que souvent on a l’impression que les remarques légitimes de la société civile ne débouchent pas sur des mesures effectives. Tout semble continuer comme si de rien n’était au mépris des risques et des incertitudes qui entourent l’utilisation de matières radioactives[ii].

Il est temps de mettre un terme aux usages industriels et militaires des substances radioactives et d’enfin concevoir une gestion responsable de la montagne de déchets que laisse à la planète une industrie inconséquente!

si vous en doutez, lisez le long dossier qui suit :

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Rassemblement à l’occasion du passage dans l’agglomération rouennaise d’un convoi de déchets nucléaires

Des déchets radioactifs suisses entreposés à l’usine de retraitement de combustible de Sellafield (Grande-Bretagne) retournent dans leur pays en passant par la France. Ce chargement de déchets devrait partir d’Angleterre dimanche 13 septembre et être débarqué dans le port de Cherbourg le lundi 14 septembre.

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Les déchets vitrifiés seront ensuite acheminés au terminal ferroviaire de Valognes (Manche) d’où ils partiraient vers trois heures du matin en direction de Bâle. Ce convoi serait composé de trois wagons. Si ce train emprunte le même itinéraire que des convois similaires, il passera par Caen, Rouen puis Amiens, Reims, Strasbourg et Colmar et arriver à Bâle mercredi en fin de soirée.

De tels transports représentent un risque avéré.

En janvier 2013, un wagon parti de la centrale nucléaire drômoise du Tricastin pour la Hollande, transportant des fûts d’uranium naturel appauvri, a déraillé en gare de triage à Saint-Rambert d’Albon. Le 23 décembre 2013, un wagon de déchets nucléaires a déraillé à la gare de triage de Drancy (Seine-Saint-Denis), l’une des plus importantes de France, située à moins d’une dizaine de kilomètres à vol d’oiseau de Paris. Ces événements n’ont eu aucune incidence majeure sur l’environnement et la santé publique mais le pire est toujours à craindre avec l’industrie nucléaire.

Le transport de matières radioactives fait l’objet d’une législation très laxiste, avec des seuils réglementaires extrêmement élevés qui entrent en contradiction avec les principes de base de protection des populations et de l’environnement. Non seulement, un accident peut entrainer des contaminations importantes et durables mais il existe toujours un risque d’irradiation réel pour les cheminots et les policiers qui l’accompagnent… voire pour les usagers des chemins de fer si un accident survient dans une gare où à proximité d’un train de voyageurs.

Mobilisons-nous contre les transports de matières radioactives

Le Collectif STOP-EPR ni à Penly ni ailleurs organise mardi 15 septembre 2015 devant la Gare de Rouen (RD) à 18 h un rassemblement à l’occasion du passage dans l’agglomération de ce convoi de déchets hautement radioactifs.

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Nous invitons tou(te)s nos adhérent(e)s et sympathisant(e)s à nous rejoindre ainsi que tous ceux et celles qui exigent que les transports de matières radioactives évitent les aires urbaines et les espaces naturels sensibles.

Aux cotés du Réseau Sortir du nucléaire et des autres organisations antinucléaires, nous demandons aux pouvoirs publics un renforcement de la réglementation et des dispositifs de sûreté pour les transports de matières radioactives ainsi qu’une information du public digne de ce nom.

Contribution du Collectif STOP-EPR ni à Penly ni ailleurs à l’enquête publique sur le projet de modification d’UP3-A à La Hague

Le projet présenté par AREVA NC concerne l’usine de traitement des combustibles nucléaires usagés située à La Hague. Il consiste au sein de l’installation nucléaire de base n°116 à doubler les capacités d’entreposage de conteneurs de déchets, dont la plupart sont des déchets vitrifiés de haute activité à vie longue (HA-VL), présentant un rayonnement important et nécessitant un entreposage de longue durée, c’est-à-dire environ 50 ans.

L’objectif pour l’industrie nucléaire n’est autre qu’accumuler ici des déchets ultimes après séparation du Plutonium et de l’Uranium dit de retraitement en attente d’une solution de stockage définitif.

Pour l’Autorité environnementale, « le principal enjeu du projet concerne la durée de vie des installations et leur vieillissement, les conséquences à en tirer sur leur exploitation, leur surveillance et le suivi des impacts indirects à long terme des opérations de désentreposage. »

Suit un avis sévère qui donne à voir la méfiance des pouvoirs publics vis-à-vis d’un exploitant nucléaire qui a accumulé au fil des ans défaillances et autres incidents suscitant des avis très sévère de l’Autorité de sureté nucléaire. L’AE formule des recommandations qui ne sauraient être ignorées :

  1. Clarifier les types de déchets et pour chaque type les quantités entreposées ;
  2. Préciser la période pendant laquelle ces déchets pourront être entreposés puis la date à partir de laquelle ils seront désentreposés ;
  3. Justifier ces choix dans le cadre du Plan national de gestion des déchets et matières radioactives (PNGMDR).

Mais surtout il est demandé à l’exploitant de compléter l’étude d’impact « par une analyses des impacts indirects, principalement du fait d’une période d’exploitation qui devrait dépasser un siècle » mais aussi de préciser les dispositifs de suivi du vieillissement de l’installation.

Rarement a-t-on vu une prise de position aussi tranchée des services techniques de l’Etat. Non seulement le projet en lui-même est l’objet de ce qu’il faut considérer comme des réserves mais c’est la manière dont est gérer l’ensemble du « cycle aval » qui soulève des doutes. L’Etat ne craindrait-il pas que l’exploitant nucléaire ait l’intention de se défausser de ses responsabilités alors que le stockage définitif n’est pas prêt d’être mis en oeuvre ?

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