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Tchernobyl Day, action

Ce mercredi 27 avril, le collectif Stop EPR ni à Penly ni ailleurs était cet après-midi en action aux côtés de Greenpeace,  d’Alternatiba, des Jeunes écolos et du MAN à l’occasion des 30 ans de Tchernobyl.

Resize of P1200120 Resize of P1200109Les préparatifs avant l’action sur la boutique EDF de Rouen

le tract ci dessous de l’action.

Collectif STOP-EPR, ni a Penly, ni ailleurs

 

Tchernobyl, 30 ans après, la catastrophe continue

Dans la nuit du 25 au 26 avril 1986 a eu lieu à la centrale nucléaire de Tchernobyl la plus grande catastrophe industrielle de l’histoire. La radioactivité libérée par l’explosion et l’incendie a fortement contaminé une superficie d’environ 160 000 km² au Nord de Kiev, au Sud de la Biélorussie et à l’ouest de la Russie (Haute Normandie 12 300 km²). L’étendue et l’intensité des retombées radioactives ont été telles que tout effort de décontamination est aujourd’hui rendu impossible. En d’autres termes, Tchernobyl ne pourra jamais être rendu à la société civile; il faut renoncer pour toujours à ce territoire insalubre. La radioactivité s’est également dispersées sur une grande partie de l’Europe. Des concentrations élevées se sont déposées notamment en Autriche, et en Scandinavie. La France n’a pas été épargnée : les Alpes, la Corse et l’Alsace sont les régions les plus touchées. Des contaminations importantes ont par ailleurs été mesurées ponctuellement dans des zones globalement moins impactées par les retombées radioactives : on mesure, par exemple, 91Bq/kg sec de césium-137 dans un sol forestier de Seine-Maritime.

Resize of P1200123 Resize of P1200122Les faill(ites) du nucléaire : fuites de tritium, endettement financier, malfaçon de la cuve de l’EPR, chute de générateur de vapeur du grand carénage etc.

 

Les citoyens, devenus des cobayes humains.

Dans les zones les plus touchées autour de Tchernobyl et non fermées à la population, entre 5 et 8 millions de gens sont condamnés à consommer des productions agricoles contaminées, en particulier au césium-137. La désinformation est toujours à l’œuvre concernant les impacts sanitaires réels de Tchernobyl. Ainsi le lobby de l’atome, dont le CEPN, une ONG française financée par EDF et AREVA a mis en place le programme appelé « ETHOS » pour prouver que l’on peut vivre, travailler, cultiver en zone contaminée. Dans leur « novlangue », il n’y a pas de catastrophe nucléaire, mais un « incident radiologique », il n’y a pas de « contamination », mais « un bilan de becquerels à gérer soi même », si on mange trop de ceci, alors il faut manger un peu moins de cela, si on passe par là parce que c’est trop contaminé, alors il faut rester chez soi un jour ou deux. Pour le lobby nucléaire, l’augmentation des pathologies et la dégradation de l’état de santé des populations y sont mises sur le compte du stress, de l’alcoolisme, de la radiophobie et de la détérioration des conditions économiques et sociales dans les régions concernées. Pourtant, des recherches menées par des scientifiques indépendants mettent au jour des chiffres autrement plus élevés. Selon une étude du Pr. Yuri Bandajevski, publiée dans les annales de l’Académie des Sciences de New-York en 2011, la catastrophe et ses suites seraient responsables de 985 000 morts.

Vivre en territoires contaminés est aussi le sort qui attend les populations japonaises et leurs enfants après la catastrophe de Fukushima. C’est aussi ce que nous réservent l’État français et son lobby de l’atome (EDF, AREVA, CEA, IRSN) à travers la gestion post-accidentelle.

Resize of P1200148 Resize of P1200121Rendez-vous le 1er et 2 octobre prochain à Flamanville (Manche) pour le grand rassemblement antinucléaire de l’année

La gestion post-accidentelle en France : la responsabilité du risque

nucléaire transférée sur nous, les citoyens !

Dans son document « Doctrine Nationale pour la Gestion Post-Accidentelle » du 21 novembre 2012, l’Autorité de Sûreté Nucléaire française (ASN) retient dans une phase ultime après l’accident «trois objectifs fondamentaux : la protection des populations contre les dangers des rayonnements ionisants, l’appui aux populations victimes des conséquences de l’accident et la reconquête des territoires affectés sur le plan économique et social». Mais l’ASN nous ment. Après l’accident majeur, la population ne sera pas protégée contre les radiations, à moins d’être totalement évacuée. Elle sera, au contraire journellement contaminée notamment par l’ingestion et l’inhalation des différents radioéléments contenus dans l’alimentation et dans les eaux et les sols. La gestion de la population se fera donc par la DOSE. Or, même à faibles doses, les effets à terme sont dévastateurs sur la santé de la population avec une augmentation de la MORBIDITE (maladies diverses) et de la MORTALITE. Quant à la “reconquête des territoires affectés sur le plan économique et social  » : cela signifie simplement que la FRANCE fera comme le JAPON : la population sera à nouveau autorisée à consommer des denrées CONTAMINEES pour le bien-être de l’ECONOMIE!. Ou pire, comme à Tchernobyl, la population sera abandonnée, voir ségréguée.