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Contribution du Collectif STOP-EPR à la commission d’enquête sur la sûreté et la sécurité des installations nucléaires

Le mercredi 31 janvier 2018, l’Assemblée nationale a validé la création d’une commission d’enquête sur la sûreté et la sécurité des installations nucléaires. Trente députés enquêteront sur le sujet, conformément à la demande déposée par Barbara Pompili et le groupe La République en marche (LRM) le 20 décembre 2017[1]. Tous les groupes parlementaires, à l’exception du groupe Les Républicains (LR), ont voté en faveur de l’ouverture de cette enquête. Le 24 janvier, la commission du développement durable et de l’aménagement avait déjà validé le rapport présenté par Barbara Pompili (LRM, Somme)[2].

 « L’augmentation du nombre d’incidents survenus au cours de ces dernières années et, singulièrement au cours de ces derniers mois, au sein des centrales nucléaires françaises, ainsi que les incursions répétées de militants opposés à l’énergie nucléaire ont conduit [les parlementaires de la majorité à demander la création] d’une commission d’enquête dont l’objet sera l’examen de la sûreté matérielle de nos installations nucléaires et de leur sécurité à l’égard de tout acte de malveillance », a expliqué Barbara Pompili en commission[3].

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Le Collectif STOP-EPR ni à Penly ni ailleurs revendique que la CLIn Paluel-Penly contribue à une transparence complète sur l’accident du 31 mars survenu à Paluel

Le 31 mars 2016, un accident industriel significatif s’est produit à l’occasion des opérations de « Grand Carénage » qui ont lieu au CNPE de Paluel. Une série de défaillances techniques et humaines a entraîné la chute en cours de manutention d’un générateur de vapeur (GV) dans le bâtiment du réacteur n°2.

Alors que la piscine du bâtiment réacteur était vide, cet imposant équipement sous pression a basculé de toute sa hauteur (22 m) pour s’immobiliser au sol, en partie sur le béton du bâtiment du réacteur, et en partie sur les plateaux de protection de la piscine du bâtiment du réacteur. La chute du GV s’est produite alors qu’il était en « position quasi-verticale, son extrémité basse reposant sur le chariot d’évacuation par l’intermédiaire de cales, et son extrémité haute étant soutenue par un dispositif constitué d’élingues reliées à un palonnier, lui-même relié à un engin de manutention fixé sur le pont polaire du bâtiment du réacteur[1]. » Le palonnier de manutention a également chuté.

Si les conséquences humaines ont été limitées (deux agents choqués et un blessé), nous sommes en droit de nous interroger sur les conséquences matérielles de cet événement dont les causes et les mécanismes restent à établir.

Nous exigeons que toute la lumière soit faite sur cet événement qui donne à voir l’incapacité technique d’EDF à mener à son terme le programme de Grand Carénage.

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